Pirates des Caraibes le RPG
 
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 Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.

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Mary Tempête
Espionne & Soldat de la compagnie des Indes
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MessageSujet: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Dim 24 Oct 2010 - 19:59


« Tu me manques depuis longtemps
Au fond de la nuit des temps
Mon cœur attendra
Toutes les vies qu’il faudra
Je serai toujours là
»
Sébastien Lorca & Sonia Lacen
"Tu me manques depuis longtemps"







Dans un des couloirs serpentant à travers l’imposante forteresse de Port Royal,une femme marchait.Dans ses mains,d’épais dossiers.Derrière elle,les plis d’une simple robe,vêtement qu’elle ne portait que trop peu,mais devenu progressivement son quotidien depuis que son supérieur hiérarchique l’avait temporairement affectée à des tâches ne requérant ni armes,ni courses poursuites,ni facilité de mouvement.Oui,la vie de cette demoiselle s’était grandement assagie,depuis de longs mois déjà.Et pourtant,son âme se soulevait inexplicablement alors que ses pas la faisaient toujours avancer.

Cœur qui bat.Sourire au bord des lèvres.Froid au creux du corps.

En tournant à un angle,Mary se rendit compte qu’elle avait rejoint avec plus de rapidité que prévue le bureau de l’Amiral Norrington.Lorsqu’un greffier de la Navy lui avait remis une des premières liasses concernant les affaires en retard que le militaire à traiter le plus tôt possible,la miss n’avait trop su que penser.Pour conserver un flegme tout professionnel,elle s’était dit,avec un peu de raison,d’ailleurs,que le trajet lui permettrait de réfléchir.De… Se préparer,en quelque sorte.Mais à présent qu’il ne lui restait plus qu’une petite dizaine de mètres à parcourir,ligne droite ressemblant étrangement à un chemin directement tracé par la main même du Destin,l’espionne en chancelait presque.Trop vite.Et en même temps,Dieu qu’elle avait escompté cet instant.Avec autant d’espoir que de crainte.

Rêves vécus,rêves en suspens.Souffle retenu.Attente.

Quelques jours plus tôt,un navire avait accosté aux quais,à bord duquel se trouvait une troupe de britanniques à la composition fort insolite : une jeune noble à la chevelure de blé mûre,une rouquine à la mine intrépide,deux membres de la police d’une petite ville nommé Sleepy,ainsi qu’un gradé rattaché à la Compagnie des Indes et disparu depuis de longs mois déjà.En apprenant le retour de ce bon Norrington,quelques uns de ses subordonnés n’ayant jamais donné foi à l’hypothèse de sa mort ou de sa trahison avait quitté le fort pour mieux rejoindre les docks et venir saluer leur meneur.Ô joie,Ô liesse ! Les hommes braves et vertueux comme l’anglais se faisaient rares sous le mandat de Lord Beckett,si bien la moindre lueur de justice se trouvait saluée par le plus grand nombre,majoritairement en silence afin de pas s’attirer les foudres des hautes instances.Ainsi,Mary apprit le retour de celui sans qui rien de sa nouvelle existence n’aurait été possible.Y compris l’immense bonheur de se savoir aimée – ou au moins appréciée- par quelqu’un de sincère et de pur.Alors à la suite d’autres Navys,la brunette avait laissé en plan dans l’instant ce qu’elle était alors en train de faire,pour presque voler jusqu’au bord de la mer.L’élan qui l’avait alors mue n’aurait pu être endiguer par nulle force au monde.C’était comme si son propre corps retrouvait une moitié dont l’absence avait laissé un immense vide ne pouvant se voir comblé que le retour du gradé.Une impulsion légère,enivrante,nécessaire.Une renaissance.La boussole de son existence venait de retrouver le Nord,et alors que sous ses pieds les pavés de la rue principale se trouvaient remplacés par des planches vermoulues donnant sur d’imposants vaisseaux de guerre,Mary remarqua,parmi la foule,la haute stature de son protecteur demeuré si longtemps absent.Dépeindre la liesse qui déferla en elle ne pouvait souffrir de se savoir réduite par nos lacunes de vocabulaire.Imaginez juste un ciel plus bleu qu’à l’ordinaire.L’impression que tout ira mieux à présent.Que nous sommes tous sauvés.Qu’il sera là,quoi qu’il advienne,en tant qu’ami,plus ou moins selon ses désirs,mais qu’il sera là.

Et puis miss Cuningham avait vu.Julie,et James.Ensemble.Ils se convenaient si bien.Un tout,juste,idéal.Un véritable couple,comme tous les officiers de marine à Port Royal rêvaient d’en construire.Avec une femme au charme tranquille,bien élevée,au rang respectable,à la notoriété reconnue.Une épouse idéale,une mère parfaite.Un tableau ne pouvant pas être amélioré.Alors l’espionne avait eu peur.Terriblement peur de briser le bonheur de son héros,qui semblait si à son aise au bras de sa fiancée.De lui faire du mal,inconsciemment.Maintenant que Norrington s’avérait bel et bien rentré,son existence à elle tout entière devenait une menace pour sa félicité future.Oh,bien sûr,Mary aurait préféré mourir plutôt que de lui causer de la peine.Mais Julie nourrissait déjà des soupçons,et si elle demeurait encore loin de la vérité,un écart,et ce serait la fin.Clouée sur place,à une petite centaine de mètres des nouveaux venus,cachée par l’habituel attroupement de badauds accompagnant les débarquements de marchandises,la britannique n’avait quelle conduite choisir.Simplement lui faire un petit geste de la main,le saluer,lui dire en silence qu’elle aussi,elle l’avait attendu ? Qu’elle était ravie de le revoir sain et sauf ? Il aurait pu juste lui accorder un regard,puis faire comme si de rien n’était.Continuer à protéger leur secret,tout en reconnaissant encore son existence.Mais la main de la belle était demeurée le long de son corps.Troubler un retour aussi triomphal,alors que ses collègues venaient serrer chaudement la main de l’officier,et que sa future femme se trouvait à ses côtés,la place qu’elle occuperait jusqu’à la fin de ses jours… Un tel bien-être ne pouvait décemment être gâché par le souvenir d’une journée où le cœur du gentilhomme avait été coupé en deux.L’espionne avait fait demi-tour,le cœur à la fois lourd,préoccupé,et en même temps en ébullition : que Dieu soit mille fois loué,l’Amiral avait survécu !

Devant la porte du bureau de ce dernier,la demoiselle hésita,le front frôlant le bois du panneau.Le devoir,inscrit sur les feuilles qu’on lui avait confiées,l’obligeait à aller de l’avant.Son âme,ne sachant pas encore quoi dire,comment gérer les battements de son cœur,le regard qu’elle poserait sur son supérieur hiérarchique,se voyait ballotée entre une multitude de sentiments contradictoires,mais tous aussi puissants les uns que les autres.Et si lui optait pour une posture neutre,agissant comme si rien ne les avait jamais liés… ? Pourtant,tant de choses s’étaient produites ! Totalement imprévues,mais la Destinée a ce pouvoir de provoquer l’impensable.Comme pour garantir la survivance de ces heures,ou encore s’assurer que tout cela avait bien été réel,elle s’était repassé mille et une fois le film de ces instants volés,les plus beaux de sa vie.Sans savoir vraiment s’il s’agissait d’un blasphème ou d’un processus partagé avec l’élu interdit de son cœur.Quoi qu’il advienne,il faudrait bien un jour qu’ils se croisent.Après,c’était au Ciel de décider.Courageusement,l’employée de la EITC frappa doucement.N’obtint pas de réponse.Pénétra dans la pièce,vide.Et respira dès lors un peu plus facilement.Désireuse de se débarrasser de sa mission,elle déposa les documents sur le bureau du militaire,avant de vraiment se rendre compte d’où elle se tenait.Dans cette pièce où elle n’était pas revenue depuis ce jour marquée d’une pierre blanche où un univers de possibles lui avait été offert par un homme qu’elle ne connaissait alors que depuis peu.La bibliothèque,contre laquelle il l’avait pressée,et où ils avaient échangé leur premier baiser.Sa peau,son odeur,son regard,à présent remplacés par du vide,de la poussière en suspension dans la lumière solaire,et agitée par son propre souffle.Les yeux de Mary se posèrent par al suite sur la porte donnant sur la chambre de l’Amiral,là où se tenait le lit sur lequel il l’avait étendue lors de son malaise,puis dans l’armoire de laquelle il avait tiré l’uniforme dont sa nouvelle propriétaire prenait à présent religieusement soin,bien que Beckett ait révélé sa véritable « situation » à l’Etat-major.Etrangement,le tatouage que la brunette portait à l’épaule sembla la picoter : sa mère,tout comme elle,avait-elle vécu de pareilles aventures avant d’épouser son père ? Avait-elle connu des peines de cœurs,des romances impossibles,avant de jurer fidélité à l’être chéri qui lui donnerait une fille ? Peut-être,peut-être pas.Impossible de le savoir.Impossible de lui demander conseil.La seule personne à qui la jeune femme aurait pu se confier se trouvait justement être celle à qui son cœur éperdu avait le plus honte de s’ouvrir.Honte d’aimer.Honte d’être cette chose à cacher,ce danger latent,alors que tout ce qu’elle demandait,c’était d’aimer,de donner tout et plus encore.Un crime,visiblement.Une tâche à effacer.Mary le comprenait,mais quelque part en elle,quelque chose se révoltait,refusait de baisser les bras.De laisser partir les souvenirs.D’abandonner cette tendresse naissante qui avait tellement grandit depuis leur dernière conversation.

Debout devant la baie vitrée,la soldate regarde les fusiliers marins effectuer leur ronde journalière.Brusquement,un doute l’envahit : avant de partir exécuter les ordres du Lord,la demoiselle avait laissé un mot sous l’oreiller de son sauveur,l’informant à mots voilés de son départ pour une durée indéterminée.La croyait-il encore partie,d’où son silence ? Fallait-il alors prendre les devants,au risque de se trouver face à face avec lui de manière trop brusque au goût du défenseur de la Loi ? Se taire et rater sa chance ; réaliser le premier pas,et tomber.Pourquoi la vie était-elle un instant si douce,et par la suite si dure ?

Debout devant la baie vitrée,une jeune femme regarde les sentinelles veiller au maintien de l’ordre sur les docks.Elle ne sait pas encore qu’elle ne sera bientôt plus seule dans ce bureau...





Crédits :
Titre © William Shakespeare
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Dernière édition par Mary Tempête le Sam 27 Nov 2010 - 21:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Dim 31 Oct 2010 - 18:06

James parcourait les couloirs du fort en direction de son bureau. Extérieurement, il avait l'air calme, sûr de lui, sans doute apparant. Il inspirait la force, la bonté et la tranquillité sur son passage. Son allure, sa posture, sa façon de marcher. Le respect des soldats, qu'ils croisaient, sur son passage, le regard confiant de ces soldats sur lui ... Mais intérieurement, l'amiral était tiraillé depuis son retour. Pour plusieurs choses à la fois. Sa conscience était tourmenté pour ainsi dire.
Il y a avait seulement quelques jours qu'il venait de rentrer à Port Royal. Au bras de sa future femme, Julie Patterson. Nami avait quand même suivit le couple sans son fils qu'elle avait laissé derrière elle, sur le bateau pirate de Luffy et sa bande. Ces derniers savaient le risque de s'aventurer trop près de Port Royal. Déjà que Nami y serait, il ne fallait pas en rajouter. Les soldats auraient tantôt fait de les arrêter sur le champs. Bien heureusement, Nami avait changé. ses cheveux avaient poussés, la rendant plus femme. Les cheveux courts qu'elle avait auparavant la rendait très garçons manqués. Donc en sommes, James était rassuré. Personne ne reconnaîtrait Nami. De loin en tout cas. De ce fait, il lui demanda de rester à l'écart avec Julie. Si Beckett les voyait, ce ne serait bon pour personne. Vu ce qui s'était passé à Tortuga avec le chien de garde du Lord, il valait mieux prendre certaines précautions.
C'était avec ennui et tristesse qui s'éloigna de sa future femme et de sa fille pour rejoindre les quartiers de la compagnie des Indes. Il savait qu'il fallait mieux se séparer un moment de Julie et Nami pour leur propre bien. Le temps que l'amiral règlé certaines choses auprès du Lord Beckett. Et surtout demander les raisons de ce qui s'est passé à Tortuga. Qu'avait le lord contre Julie ? Cela était la question principale qui rongeait James.
Puis une seconde ... Son retour. Après tout ce temps ... Il n'avait pas oublié Mary. Plus il avançait dans les couloirs et plus, il se disait qu'elle non plus, n'a sans doute pas pu l'oublier.
Il la croisera sans doute, inévitablement, c'était ainsi et pas autrement. Il devra alors lui parler. D'eux, d'elle, de lui, de Julie et du passé. Il se rappela tout, tout le long du chemin, ce qui s'est passé, depuis sa rencontre avec l'espionne.
Tiraillé. Il était tiraillé par sa conscience. Entre deux feux, il était. Son amour pour Julie, son amitié pour Mary. Oui, amitié. Il avait longuement réfléchit. Il avait fauté, il avait joué avec les sentiments de Mary. Mais à cet époque, il n'était pas l'homme qu'il était aujourd'hui. c'était une période trouble où il semblait perdu. Loin de tout, lui avait fait comprendre. Tout comprendre. Il regrettait certes. Sa façon d'agir surtout. Sa façon d'agir dans le passé ...
Maintenant, il devait réparer ses fautes. Réparer les torts. Il avait peur à vrai dire. Peur des conséquences. Il ne voulait pas faire de peine à Mary. Une aussi merveilleuse femme qu'elle. Etait-elle aussi forte intérieurement qu'extérieurement qu'elle le faisait paraître ?
Il avait peur de la blesser. En toute amitié, il espérait qu'elle s'en remettrait bien, qu'elle trouve le bonheur sans lui. Mais si elle l'aimait aussi fort qu'il aimait Julie ? C'était horrible. Il était horrible. D'avoir fait et de faire ce qu'il allait faire. Mais c'était ainsi, il aimait Julie. Il aimait bien Mary, mais pas aussi fort qu'il aimait Julie. Il avait fait son choix, loin de tout, presque abandonné de tout.
Il se rappela du mot laissé par Mary. Qu'elle s'absentait comme lui pour un long moment. Sera-t-elle alors là ? Où devra-t-il attendre son retour pour enfin en parler, libérer son coeur et sa conscience de cette torture ?
Il arriva enfin devant la porte de son bureau en soufflant légèrement. Il ne savait pas. Mais il laissera le destin se faire et il savait que ce jour arriverait, libérateur.
Il ouvrit la porte de son bureau, ne s'attendant pas à voir la femme à qui il pensait juste à l'instant ...
Il mit du temps à revenir à la réalité. Il revint sur terre et souffla juste :


-Mary.

Ce jour était arrivé finalement. Le destin était bienfaisant des fois. Ou pas. En tout cas, James mit du temps à nouveau avant de refermer la porte derrière lui. Et faire face à la jeune femme.
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Mary Tempête
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Mar 2 Nov 2010 - 20:17

Dans l’air immobile de la pièce,un seul mot retentit.La demoiselle inspira,comme prête à sursauter,à éprouver de la surprise à avoir été ainsi surprise en un lieu où elle n’était pas vraiment censée se trouver.Et elle aurait bien réagi de la sorte si ce n’avait été ce mot.Son prénom.Prononcé par lui.ç’aurait presque pu avoir l’air d’un songe,si ses oreilles ne lui avaient affirmé que tout cela s’avérait réel.Dramatiquement réel.Comme pour s’assurer de la tangibilité de l’être venant de l’appeler,Mary se retourna d’un bloc,vive,peut-être trop,ou bien trop peu,elle ne savait pas exactement.Devant elle,telle une apparition tout droit tirée de sa mémoire,l’Amiral,dans son uniforme,sa perruque immaculé cachant ses cheveux bruns,ses yeux toujours aussi gris.Sa perfection toujours aussi inchangée.Il existe des moments,comme ça,où tout s’arrête.Où l’éternité même semble concentrée en un regard.
Ne pouvant retenir un sourire,miss Tempête lui répondit,sa voix lui paraissant étonnamment calme,sous contrôle,malgré la vague de soulagement lui faisant presque picoter les yeux.


-James…

Et comme à chaque fois,quelle que soit l’histoire racontée,le temps,arrêté,recommença à défiler à la vitesse de la lumière,rattrapant son retard,refusant d’être à nouveau manipulé par de pauvres créatures mortelles.Néanmoins,tout demeurait assez étrange,décalé : la demoiselle s’adressait à son supérieur hiérarchique en l’appelant par son prénom,prenant une liberté qu’on ne lui avait pourtant pas offerte.Hors de question de jouer les hypocrites ! De faire comme s’Il n’était pas là.De tranquillement Le saluer,Lui souhaiter bonne journée,et puis passer la porte,l’air de rien,pour aller reprendre ses petites affaires là où l’espionne les avait laissées.Ce n’aurait pas été facile,malgré l’apparente simplicité de la démarche.Mais comment mentir à une personne à laquelle vous prêtiez le pouvoir de lire jusque dans les tréfonds de votre âme ? Tricher n’avait aucun sens.Remettre à plus tard les explications d’usage non plus.
Inspirant doucement,l’anglaise s’arma d’une résolution toute appaisée,avant de reprendre la parole.Il fallait que l’un d’entre eux fasse le premier pas.Pour dissiper cette douleur insupportable dans le regard autrefois si bon du Navy.Cette tension qui poignardait la miss plus sûrement qu’une dague.


-L’intendant Haywers m’a envoyée vous porter les derniers états des lieux concernant les navires en service au sein de la Compagnie.Il souhaiterait que vous lui procureriez un avis par écrit concernant les capitaines de ces vaisseaux.

La suspicion semblait être devenue le mot d’ordre à Port Royal.Que se tramait-il dans l’esprit diabolique de Beckett ? Peu auraient été capables de le dire,dont le militaire ici présent.Mais la demoiselle n’en avait cure.Le Lord aurait bien pu projeter de fonder un pays indépendant de l’Angleterre et totalement sous sa coupe tyrannique que la brunette s’en serait contrefichée.Cela appartenait au monde du dehors,cet univers à présent disparu,bien trop loin de ce lieu si feutré où tous deux se tenaient enfin réunis.À présent que les questions administratives se voyaient achevées –que ce Haywers aille au Diable,son existence-même paraissait désuette,dénuée de tout intérêt-,Cuningham allait pouvoir s’attaquer à des sujets lui tenant bien plus à cœur.
Cette dernière s’arma de courage,avant de faire un pas vers Norrington,les yeux baissés.Bien vite,son regard fut à nouveau capté par celui du marin,irésistiblement,et comme naguère,ce fut en lui qu’elle trouva la force de s’exprimer.


-Qu’importe cependant tout ceci… J’aurais à vous parler,si vous possédez un instant à m’accorder.

Et voilà.La Grande Machine de la Destinée venait d’être enclenchée.En prettant l’oreille,on aurait même put percevoir le bruit de ses rouages.L’être en son entier de la britannique tendait vers un but,unique,éclairant sa voie aussi certainement et sereinement qu’un soleil.Les mots ne s’orchestraient pas encore bien en son esprit ;sans doute en laissant s’exprimer sans restreinte ses émotions,entre joie de le retrouver,espoir de lui apporter secours,et attente de la peine qu’elle allait s’infliger à elle-même.


Dernière édition par Mary Tempête le Mer 30 Mar 2011 - 18:47, édité 1 fois
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Amiral James Norrington*
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Dim 21 Nov 2010 - 21:06

James … La voix semblait étonnamment calme, sans teintée de surprise, ou de mal l'aise précis. Alors que la voix de l'amiral avait été beaucoup moins contrôlée, beaucoup moins calme. Il l'avait regardée se retourner vivement ou lentement, il ne saurait que dire. Le passé le frappa, se rappelant leur première rencontre, ici, dans son bureau. Il l'avait prise sur le fait d'espionner dans ces lieux. La suite s'était enchaîné … Trop vite ? Ou pas assez. En tout cas, la roue du destin s'était enclenché en ce jour. Ils avaient discuté, il lui avait proposé de rejoindre la compagnie des Indes. Il l'avait embrassé, alors qu'elle était dos à la bibliothèque. Ces souvenirs revinrent quand il la fixa intensément de ses yeux gris … Elle n'avait pas changé depuis tout ce temps. Toujours aussi belle. Cette fois, elle ne portait pas l'uniforme comme ce jour là. Elle portait une longue robe et ses cheveux châtains étaient détachés. Il comprenait pourquoi, encore mieux qu'avant, il avait sombré dans ce regard et commit l'irréparable sans oser penser une seule fois à Julie. Quelle honte. Un homme tel que lui s'était laissé un moment tomber. Mais il ne regrettait pas. Mary était très jolie. Cependant, il regrettait pour elle. Cette tendre demoiselle devait souffrir de cet amour. James inspira, enlevant son tricorne, se reprenant à ce geste comme tout bon soldat gradé comme lui. Ils étaient collègues après tout et avant tout. L'appeler par son prénom, cela ne se faisait pas. Mais ils étaient seuls dans cette pièce. Et il connaissait bien Mary. Ca ne le dérangeait pas qu'ils s'appellent par leur prénom, loin des autres.
L'amiral sourit donc à Mary, s'étonnant enfin de sa présence ici, alors qu'il n'était pas encore rentré. Peut-être avait-elle quelques documents professionnels à donner ou des informations à transmettre ? Ou voulait-elle parler de ce qui s'était passé ? Ou les deux sans doute ...
Le silence perdurait encore un bon moment. James ne savait pas quoi dire ou faire. La tension était là, palpable. James voulait couper ce silence qui les mettait sans nul doute très mal à l'aise. Mais avant qu'il ne puisse le faire, Mary parla enfin de sa présence ici.
Alors elle était bien là pour lui donner des papiers pour le travail. En premier lieu, en tout cas. Elle allait sûrement dévier le sujet ou lui demander un instant de son temps pour parler de leur cas …
Il sourit et alla vers son bureau pour se donner contenance, ne sachant quoi dire.


-Il semblerait que la suspicion soit de mise, ces derniers temps …

Il n'en pensait pas moins que Mary. Il voulait savoir ce que pouvait bien vouloir le Lord Beckett. En ce moment, ou comme dans le passé, le Lord prévoyait des choses dont même l'amiral ne savait pas l'empleur des projets. Par contre, à l'inverse de la demoiselle, James ne s'en fichait pas. Il craignait pour la suite des évènements. Si le Lord s'en prenait déjà à Julie, où ça allait menait tout ça ? James avait peur pour sa fiancée et sa fille. Il désirait qu'on ne leur fasse aucun mal ou il ne s'en remettrait jamais …
Il fut sortit de ses pensées quand il vit Mary s'avançait avec lui, semblant trouver un peu de courage pour dire quelque chose. Elle allait passer à ce sujet. Qu'importe, il l'aurait fait. Il ne l'aurait pas laisser partir sans lui en parler, tout de suite, ne rien laisser passer, ne pas laisser entrevoir encore trop d'espoir, d'attente. Il aimait bien la jeune femme, il ne voulait en aucun cas la blesser …
Mary lui demanda un instant de son temps pour lui parler. James hocha la tête :


-Bien, allez-y … Je possède largement assez de temps. Je vous écoute.

Il craignait la suite. Il allait sûrement la blesser avec ce qu'il allait dire. Mais il fallait le dire. Il espérait que cela nuira pas à leur relation entre collègues ou voire amis surtout. Après Belmer, il considérait Mary comme une amie avant tout. Il désirait que son bien comme il le désirait autrefois pour Belmer. Malheureusement, cette dernière était morte à présent et James le regrettait amèrement. Il ne voulait pas que cela arrive à Mary, il ne s'en remettrait pas aussi bien que cette fois-là ...
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Mar 23 Nov 2010 - 14:15

Stupéfiant,comment comme une simple preuve de confiance pouvait conférer la détermination adéquate à exécuter un pas en avant,aussi bien physique –un jeune soldat se portant volontaire pour affronter l’ennemi en première ligne suite à un encouragement de son supérieur- que moral.Il était plus facile de se confier à quelqu’un lorsque cette personne se montrait prête à vous écouter,à tâcher de vous comprendre.Le cas de Beckett pourrait être examiné plus tard,car ce dernier,ainsi que son aura malfaisante,ne pouvait les toucher que de manière bien moins importante que les dires de la demoiselle.Si James avait besoin d’un appui matériel pour se donner du courage,Mary,quant à elle,utilisait chaque expression du militaire pour se conforter dans l’idée que sa démarche s’avérait,sinon judicieuse,au moins nécessairee,et vouée à un semblant de succès.

Comme un comédien sur le point de jouer devant le Roi,elle sentit le trac tenter de la faire chanceler intérieurement ;un petit rire s’échappa de ses lèvres : ce sentiment était bien sot de songer qu’il pourrait se montrer plus fort que l’apaisement procuré par Norrington.


-Je me suis imaginé bon nombre de fois cette scène,en essayant de trouver les mots justes,les intonations à avoir ;tout,en fait.Et désormais,tout cela me semble bien dérisoire,inaproprié.Alors j’irai droit au but.

Des tournures rendues obsolètes par l’instant présent,juste inutiles,trop pompeuses,trop peu personnelles.On peut se figurer mille fois un évènement,nos façons d’y faire face,avec flegme et talent,et se trouver plus que démuni lorsque ce dernier survient.Il faut alors parler avec son cœur,dire tout ce qu’on avait à dire,sans faire un tri,sans se briguer,sans même songer à s’arrêter un jour.

-James… Je ne vous mentirai.D’une part car j’en serais incapable,et d’autre part car vous avez droit à entendre la vérité.

Une grande inspiration.Détourner les yeux s’avérait tentant : ainsi,la demoiselle aurait pu se décharger un brin du fardeau pesant sur ses épaules,comme un enfant avouant une faute dans l’espoir qu’elle soit,selon le dicton,à moitié pardonnée.Seulement il fallait assumer.

-Je vous aime,vous le savez.Je vous aimerai toujours,pour toutes les promesses que vous m’avez faîtes et que vous avez tenues,pour la personne extraordinaire que vous êtes,pour cette droiture que vous seul savez conserver lorsque le monde tombe en lambeaux.

Il y avait de la joie à admettre cela,une crainte qu’il l’interrompe pour ne point en entendre d’avantage,une maturité gagnée grâce à la suite de son propos.Qui coûtait cher,si cher…

-Vous avez apporté énormément,plus que personne n’aurait jamais su le faire,avec un bonté sans égale.Je n’étais qu’un fantôme engagé sur une mauvaise pente ;vous m’avez tendu la main,sans rien me demander en retour,sinon de faire bon usage de cette chance que vous m’offriez.J’ai arrêté de croire en Dieu le jour où ma mère est morte.Mais je peux jurer devant tout ce qui possède un peu de caractère sacré sur cette terre que vous m’avez redonné la foi en la vie.

Plus sûrement qu’un poste au sein d’une prestigieuse entreprise,qu’une solde régulière,que le respect relatif de ses pairs.S’il existait des anges assez miséricordieux pour s’attarder parmi les mortels,l’Amiral devait être du nombre,sans pour autant s’en rendre compte –trop humble pour reconnaître ses mérites ainsi que ses qualités,le cher homme.

-C’est donc à mon tour de faire un geste pour vous.Peut-être celui-ci vous semblera-t-il désuet,infantile.Je veux cependant que vous le sachiez.Car au nom de l’amour que je vous porte,et que je vous conjure de croire aussi sincère que désintéressé,je ne puis souffrir que vous subissiez quelque tourment que ce soit par ma faute.

Chevaleresque,oui.Peu de femmes au cours d’un siècle si misogyne avaient eu l’opportunité de s’en voir parées.La douleur s’estompait en songeant aux perspectives de tout cela : sauver James.Réparer son cœur,du moins les parcelles mises en péril par une obscure histoire avec une fille de rien.Tel un gentilhomme tout vêtu de blanc portant secours à une demoiselle en détresse avant de reprendre la route,sans lauriers ni embrassade de la part de la belle,la jeune femme prenait les choses en main,résolue à n’abandonner en aucun cas son héros à son sort actuel.

-J’ai rencontré miss Paterson et Nami il y a à quelques temps,et sa voix se voulut positive,afin de ne pas l’effrayer.Elles ne sont au courant de rien,et mon allusion n’aura pour but que pour vous dire tout le bien que je pense d’elles.Julie est une femme particulièrement attentionnée,elle tient à vous autant que moi,sinon plus.Votre fille est magnifique ;elle vous ressemble tant.Elles forment une famille véritablement idéale,et n’attendent que vous.

Cette sphère rassurante que seule,Mary n’aurait su produire.La fiancée de l’officier avait déjà donné vie à un petit garçon qui perpétrait l’amour de son père pour la justice et la patrie ; l’ancienne pirate et son propre enfant lui donneraient la félicité acquise en présence de descendants chéris et prometteurs.
Tempête ne pouvait évoquer que des baisers volés,certes passionnés,mais véritablement mesquins par rapport à la sérénité de savoir son sang prolongé,son foyer empli de vie et de multiples êtres l’attendant.La tendresse la plus forte et la plus innocente peut-elle rivaliser avec une maisonnée prospère… ?


-Vous méritez ce bonheur,James.Plus que n’importe qui.Les épreuves que vous avez traversées,les victoires que vous avez remportées,et plus égoïstement ma vie que vous avez sauvée vous donnent droit à cette existence paisible.

Il s’avérait difficile d’empêcher sa voix de trembler.Impossible de refréner sa bouche.Impossible de tempérer l’ardeur presque désespérée qui transparaissait par moment de son discours.

-Quoi que je puisse faire,je ne pourrais pas égaler pareille chance de toucher à la félicité.Et je ne pourrais non plus étouffer les sentiments que j’éprouve à votre égard.S’il existe une chose que je désire plus que tout,c’est que vous trouviez votre place,où qu’elle soit.

Le laisser s’envoler,tel un oiseau immaculé,vers un ciel pur et accueillant,loin du sol où une anglaise demeurait rivée.Il lui donné la possibilité de grandir moralement.Elle comptait bien le délier de tout sentiment de culpabilité.

-Alors quel que soit votre choix,quelle que soit la route que vous choisissiez d’emprunter,je vous approuverai,et prierai pour qu’elle vous apporte la paix.Ne nourrissez aucun regret,vivez pleinement sans craindre de me blesser,car pareille chose s’avère irréalisable venant de vous.J’accepterai n’importe quoi,du moment que vous y trouviez pleinement votre compte.Pourtant,s’il demeurait une seule chance que vous vous sentiez malheureux un jour,sachez que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous convaincre que mon intérêt rejoint le vôtre,et que vous n’avez point à vous préoccuper de mon sort.

Un sort sans doute solitaire : Mary se refusait à « combattre » la pupille du Roi,reconnaissant qu’elle n’avait aucune chance,ne pouvant considérer qu’obtenir le cœur de l’Amiral après l’avoir arraché à d’autres bras était acceptable.Agir de la sorte,se le disputer comme un vulgaire objet mis aux enchères,aurait été se conduire à l’instar de la pire des garces ayant jamais existé,et dotée d’une bassesse absolument révulsante.Norrington méritait le meilleur,et au nom de cela,Mary acceptait de demeurer seule et souffreteuse,en arrière,témoin d’une sérénité que dans une autre vie,elle aurait peut-être pu avoir,mais qui désormais lui apparaissait comme intouchable.

-Quoi qu’il advienne,soyez heureux,et les trémolos –maudits trémolos !- parvinrent enfin à affecter sa voix,devenue faible,pitoyable,alors que sa détentrice tâchait tant bien que mal de se montrer forte pour deux.Promettez-le moi.

Non,miss Cuningham ne rejetterait jamais l’homme de sa vie,indétrônable en son cœur.S’il avait jamais besoin de quoi que ce soit,elle répondrait présente,prête à retourner dans l’ombre dès que le gradé le lui demanderait.Elle le protégerait,tel un ange gardien,condamné à ne pouvoir goûter qu’à quelques sourires durant les heures d etravail au fort.Ô,mais quels délices ! De ne point être oubliée,de demeurer un petit quelque chose encore à ses yeux ! N’importe quel sort,même le plus bas,pourvu que Norrington ne la raye pas de sa vie.

-Promettez-le moi…

Comme une vasque remplie d’eau et débordant,tout devint flou,brouillé,trop porté sur l’envie de pleurer.Une solution peu envisageable,étant donné que la finalité-même de ce monologue était de l’assurer de sa force,de sa capacité à accepter de ne point pouvoir lui donner tout l’amour qu’elle nourrissait pour lui.Son menton,tremblotant un peu,lui donnait l’air d’une fillette en proie à un gros chagrin.Quant à détourner les yeux… Ah,porte de sortie toujours aussi tentante.Et tout aussi marque de faiblesse pouvant dangereusement laisser à penser que la soldate ne tiendrait pas le coup.Et pourtant,Dieu savait que son attachement pour le britannique lui aurait donné la puissance nécessaire au soulèvement d’immenses montagnes.Aux renoncements les plus cruels.Les mains jointes comme lors d’une prière,la demoiselle ne savait qu’ajouter pour le persuader de sa sincérité,du fait qu’il demeurerait à jamais l’unique être chéri par elle,et qu’il pouvait sans repentir accéder à l’enchantement que lui offrirait Julie.Il devait ne plus avoir mal,car sa douleur équivalait à mille morts pour celle qui jadis avait pénétré par effraction dans ce bureau,perdue à plus d’un titre.

Ainsi sans doute s’achevait l’histoire de Mary Cuningham,dite Tempête,et de l’Amiral James Norrington.La romance,s’entend.Après tout,le militaire songeait qu’une amitié était possible ;il devait certainement avoir raison.Ce simple lien donnerait une raison de vivre à la jeune femme,ténue mais réelle.Tout tenter pour améliorer les choses.

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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Dim 5 Déc 2010 - 19:22

James n'avait aucun échappatoire et à quoi bon ? Pourquoi fuir la réalité, malgré la peur qui le tenaillait. Avant, lâche, il aurait fuit. Il aurait fuit cette discussion hasardeuse, qui allait menait à un déchirement, sans aucun doute. Mais aujourd'hui, il avait changé. Il était revenu différent, un autre homme, à présent. Cette mission à l'autre bout d'ici, l'avait complètement métamorphosé moralement. Il était devenu plus solide qu'avant, plus fort moralement, plus courageux … Il était prêts à tout risquer, sa propre vie pour empêcher Beckett de faire du mal à ceux qu'il aimait plus que tout. Sa femme, sa fille, son petit-fils, … Son amie, Mary. Aujourd'hui, la jeune femme avait un tout nouveau James devant elle. Et il l'écoutera sans omettre d'objection, sans la couper, sauf s'il le juge nécessaire. Il l'écoutait car elle se confiait. Elle allait droit au but, sans tergiverser, sans dévier de son objectif premier. Et James l'écoutera sans l'interrompre attendant le moment pour parler et dire également ce qu'il avait à dire ...
James savait qu'elle ne lui mentirait pas. Il agira aussi de la sorte. Il dira tout ce qu'il avait sur le cœur. Tout comme Mary. Elle allait tout avouait, il le sentait. Il écoutera jusqu'au bout, il ne la fera pas taire. Il lui devait bien ça, l'écouter sans l'interrompre pour ne pas écouter la suite. Il restera neutre, écoutant les sentiments que Mary avait pour lui ...
Il y avait des années de ça, une scène similaire se déroulait dans ce même bureau, mais il n'avait qu'un seul et même acteur qui était dans cette scène comme aujourd'hui, James. A la place de Mary, il y avait Belmer. Sauf que la conversation était totalement différente. Mary avouait ses sentiments pour James en ce moment. Mais la seule chose qui ressemblait à l'ancienne scène était les compliments de Mary pour James. A un détail près, c'était les mêmes compliments de Belmer. Sauf que Belmer n'aimait pas James comme Mary mais l'admirait beaucoup pour ce qu'il était …
L'espace d'un instant, James revit la même scène mais à la place de Mary, apparaissait le fantôme de Belmer. Les mêmes paroles qui se mélangeaient, qui se répercutait en l'amiral qui crut chanceler un moment. Il ressentait les mêmes émotions qu'il avait ressentit à cette époque là, devant son ancienne amie. L'histoire se répétait d'elle ? Sans doute mais à peu de choses près. Car à cette époque là, la différence était que c'était James qui avait des sentiments pour Belmer qui, elle, en avait pour Sparrow … Maintenant, les rôles sont inversés et James savait que trop bien ce que ressentait Mary en parlant ainsi. En ouvrant son coeur … Il ne put s'empêcher d'afficher un sourire empreint de tristesse et pourtant également de joie. Il avait aidé Mary tout comme il avait porté son aide à Belmer. Et ça, il en était heureux … Ses paroles lui touchaient au coeur tout comme cette fois-là, dites de la bouche de Belmer.
La situation était effroyablement la même qu'il y a plus d'une dizaine d'année. Mary parlait de tourments pour James alors que ça aurait été pour elle. C'était elle qui devait subir mille tourments de cet amour à sens unique. James allait répliquer ce qu'il pensait et dire que ce n'aurait été en aucun cas, la faute de la jeune femme, bien au contraire. Mais il la laissa plutôt continuer.
James parut un moment figé quand Mary annonça qu'elle avait rencontré Julie et Nami. Mais il se ressaisit aussitôt en écoutant le reste. Il se permit de sourire, à nouveau, un sourire révélant le bonheur d'entendre parler de ses deux trésors … Une famille, un trésor sans prix, une vie dont il avait toujours rêvé. Il avait cru que tout était perdu un moment, lorsqu'il était loin de tout. Mais en revenant et en revoyant ses êtres chers, il a reprit vie car il savait qu'il n'avait rien perdu, ou plutôt qu'il avait tout retrouvé. C'était la plus grande joie qu'il n'avait jamais ressentit. Depuis des années, il attendait ce bonheur … Cependant, il se sentait honteux pour Mary. Il espérait qu'elle puisse trouver elle aussi ce bonheur, c'était bien tout le mal qui lui souhaitait en tout cas.
Mary méritait également un tel bonheur. James ne voulait pas être le seul à vivre ça. Il désirait que Mary vive ça, aussi …
James sentait la peine de Mary et cela lui était atroce. Il n'avait pas aucune raison pour qu'elle même n'arrive pas à atteindre un tel degré de bonheur pareil à lui.
C'était dur de croire ce qu'elle disait. Elle souffrirait, il en était convaincu. Tout comme lui avait souffert des années auparavant pour Belmer. Mary était une femme, lui, un homme. Arrivera-t-elle tout comme lui, à surmonter cette impasse ? Non, ce n'était pas possible. Mary était bien plus sensible que lui … Et c'était ça plus grande frayeur. Perdre une seconde fois, une amie proche ...
La voix de Mary se faisait beaucoup moins forte. Sa voix arrivait aux oreilles de James comme une plainte insupportable. Il n'avait qu'une envie c'était de la prendre dans ses bras, en tout amitié, bien entendu, pour la réconforter. Il se devait de le faire et de lui promettre ...
Ne tenant plus, en voyant les larmes arrivaient aux yeux de Mary, James se permit de mettre ses mains sur sur les épaules de Mary :


-Mary … Croyez-moi, cela me déchire le coeur de le dire, de vous le dire. Loin de tout, loin des miens, loin de vous, cela m'a permit de me remettre en question. Et de comprendre, de voir … Je ne regrette pas le passé, ce qui s'est passé entre nous. Mais je m'en veux de vous avoir laisser entrevoir un quelconque avenir à deux. Car j'ai fait mon choix, un choix que j'aurais dû faire depuis longtemps déjà. J'ai peur de vous faire de la peine, malgré tous vos dires, vos paroles qui m'ont touchés au coeur, malgré tout ça, je crains de ce que qui va se passer. Serez vous assez forte pour supporter cela ? Vous m'aimez et je ne peux accéder à ce que vous désirez, malgré moi.

Il se mordit la lèvre, embêté. Il enleva ses mains des épaules de la jeune femme puis soudainement la prit dans ses bras, la serrant fortement contre lui :

-Je me voudrais de vous perdre. Mais la vie est ainsi faite. Je suis content que vous essayer de comprendre. Je comprendrais si vous m'en voudrez. Mais … Je vous aime bien en tant qu'amie … J'aime Julie plus que tout au monde, il me faut vous le dire, Mary. Ne rien laisser traîner, vous dire la vérité, ne rien vous cacher. Car je veux que vous soyez mon amie et ce pour toujours. Je sais le mal que vous ressentirez parfois. Tout comme moi, dans le passé, je saurais la peine que vous avez et que vous aurez. Sachez que je serais toujours présent auprès de vous pour continuer à vous épauler et à vous aider, malgré tout. Je ne veux pas qu'il vous arrive quelque chose.

Il recula un moment, la tenant à nouveau par les épaules et lui souriant :

-Et en tant qu'ami, je vous souhaite de trouver le bonheur. Vous le méritez autant que moi. Je ne voudrais vous voir seule et non épanouie. Je veux que vous ressentez ce que je ressens lorsque je suis avec celles que j'aime. Ce bonheur inouï qui nous transporte à jamais.

Il sortit un mouchoir de sa poche et le présenta à Mary :

-Si vous voulez pleurer, ne vous retenez pas. Vous pouvez pleurer devant moi, Mary. Vous êtes mon amie. Et je serais toujours là pour sécher vos pleurs, croyez le moi. Et je vous promets que je serais éternellement heureux si vous l'êtes également, ma chère amie. Promettez moi de l'être aussi, Mary. De trouver ce bonheur et de ne pas vous laisser aller …

Il lui sourit, en passant sa main sur la joue de Mary, scrutant le doux visage de son amie face à lui. Il ne voulait que son bonheur et rien d'autre ...
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Jeu 9 Déc 2010 - 20:07

Le toucher de l’Amiral l’émut plus qu’elle n’aurait su l’exprimer.Son corps se souvenait exactement de cette sensation,ressentie il y avait bien longtemps de cela : les battements de son cœur s’étaient apaisés depuis,mais le souvenir de cette impression avait perduré,inconscient,gommant ces longs mois où son cœur avait semblé être mort.Tout renaissait,comme sur une terre brûlée baignée par la première averse après les ténèbres.Une émotion diffuse finit de dissiper cette boule d’appréhension en germination depuis cette journée au goût incertain durant laquelle le militaire était réapparu.Lorsque James la serra contre lui,Mary retrouva exactement les gestes de naguère,lui rendant chastement son étreinte.Par Dieu,comme cela était bon.Et comme on se sentait vivant,là,tout contre la personne qui,que le Destin l’accepte ou non,complétait plus sûrement votre âme qu’un parfait jumeau vous ressemblant en tout point.Se sentir mieux qu’en cet instant précis aurait impossible,alors que le cœur de l’anglais palpitait en accord avec le sien.Le menton posé sur son épaule,la jeune femme savait que plus rien ne saurait la blesser,car le souvenir de ce moment,de cette présence contre elle,de cette idée –vraie ou infondée,qu’importait- que plus aucun danger ne pourrait la menacer perdurerait jusqu’à la fin de ses jours,la raffermissant dans l’optique voulant que la miss ait fait le bon choix.Les boutons de l’uniforme du Navy appuyaient doucement contre sa poitrine,mais la britannique n’y prêtait pas attention.Les yeux fermés,cette dernière tâchait de graver chaque détail en son esprit : le nombre de respirations de Norrington,la pression qu’il exerçait sur son dos,et son odeur,ô surtout son odeur… Toutes ces choses qu’elle ne revivrait sans doute plus jamais,et qu’elle avait sottement laissées passer lors de leurs premiers baisers,en se disant qu’il y en aurait tant d’autres par la suite… Une larme discrète,plus de bonheur qu’autre chose,roula sur sa joue avant de disparaître dans le tissu de la veste du gradé.Ce serait la seule,l’unique,car il n’existait aucun désespoir dans le cœur de la demoiselle,non.Pas un seul regret : à l’instar du marin,elle aurait agi exactement de la même manière si les évènements avaient été à recommencer.Non,le soulagement se trouvait aussi fort que la tendresse.En ne la rejetant pas,et au contraire en lui offrant son amitié,James confirmait à l’espionne qu’elle ne s’était pas fourvoyée en lui offrant son âme entière.Après tout,l’amitié,n’était-ce pas une forme ténue mais non moins désirable d’amour ? Quoi qu’il en soit,Mary comprenait que depuis le premier mot,la première marque de confiance,le premier sourire,elle avait aimé James au-delà d’elle-même.Et cela,aucun autre homme ne pourrait jamais le faire naître en elle.Cet avenir sentimental pour le moins obstrué n’attristait aucunement l’anglaise : l’officier ne la repoussait point.Il ne la considérait pas comme un monstre,comme un parasite prêt à tout pour se conférer une place,aussi petite soit-elle,dans son existence déjà si bien remplie.Tout cela s’avérait merveilleux ! Combien d’hommes en ce siècle l’auraient simplement dénigrée,telle une va-nu-pieds,la méprisant pour l’affection qu’ils lui auraient porté,rejetant sur elle la faute d’avoir,l’espace d’une seconde,laissé leurs émotions parler à leur place ? Ne pas avoir à se considérer comme une erreur dont la seule vertu serait la disparition totale,voilà qui la sauvait autant que l’attitude de son vis-à-vis.

Lorsque l’homme la lâcha,la miss le laissa s’en aller sans le retenir,et contre toute attente,nul sentiment de manque ne la submergea.Une nouvelle fois,Mary sous-estimait le pouvoir de ses sentiments,alliés à sa force morale naturelle.Elle n’avait jamais vraiment lu de romans à l’eau de rose.En effet,durant une première partie de sa vie,la britannique avait estime que ce genre d’histoires n’arrivaient jamais –son point de vue avait radicalement changé quelques temps après.Et dans la seconde moitié,cette dernière avait craint qu’au contraire,ces scènes de déchirures éprouvantes,de ruptures tragiques,d’êtres déchirés entre leurs émois et leurs devoirs.La simple idée que ces récits puissent être vrais,puissent prédire le malheur de l’Amiral… Simplement soulever leurs premières pages l’avait effrayée,telle une croyante se signant avec crainte à l’entrée d’une Eglise.Désormais,il n’existait plus aucune raison de s’inquiéter,se sentant même prête à comprendre de bout en bout le spassages de ses œuvres où la damoiselle se languit rêveusement de son héros.Elle le protégerait,il l’épaulerait,et vice-versa.Patiemment,Cuningham lui réexpliquerait cet état de faits autant de fois que nécessaire pour l’apaiser.Serrant doucement entre ces doigts le mouchoir offert avec galanterie par Norrington,elle reprit,souriant paisiblement,à l’instar d’un sage ayant découvert les clefs des mystères de l’univers,et en tirant une grande quiétude intérieure.


-Je vous assure que rien ne saurait remplacer la gratitude que me procure le fait de me savoir votre amie.Rien ne saurait avoir plus de prix que cela.Alors à quoi bon chercher autre chose,qui ne me conviendra pas,qui ne sera point en mesure d’égaler ce que je ressens… ?

Le monde aurait pu disparaître,au fond.Si James subsistait,tout demeurait possible.Et chaque heure passée au fort à ses côtés,à servir la cause qu’il jugerait assez digne et noble pour se voir soutenue par lui,avant qu’il ne regagne sa demeure serait vécue pleinement.Il s’agissait là du paradoxe sombre de l’amour : Mary survivrait à cela,avec bonne humeur,mais deviendrait une sorte de vampire se nourrissant de chaque sourire,de chaque marque d’attention de la part de la personne adorée,adulée,pour qui elle serait prête à donner sa vie sans hésiter une seule seconde.Oh,Mary ne sombrerait dans la folie ;elle ne s’inventerait pas une vie imaginaire où se réfugier dès que l’Amiral rejoindrait Julie,et où la brunette aurait été chérie par lui.Il ne fallait pas outrepasser la confiance que lui accordait généreusement le soldat,ne pas injurier ce lien neuf entre eux.Mais il fallait le dire : il deviendrait l’équivalent d’une drogue douce,empêchant tout autre homme que lui d’être un jour aimé de Mary.Ce qui ne la gênait pas,elle.Et il s’avérait impensable qu’elle le laisse se faire du mouron à cause de cela.L’agent de la EITC se plaisait d’ailleurs à penser que dans la situation inverse,il aurait agi de même envers elle,ce qui,nous le savons,aurait été probable : le gradé l’avait accompli en laissant Elizabeth Swann épouser William Turner –et par la même occasion sombrer dans la médiocrité,mais ceci constitue une autre histoire.

Ragaillardie par les paroles rassurantes de son interlocuteur,comme si la pièce de tissu avait contenu une essence magique lui conférant une motivation toute neuve,Mary sentit sa respiration s’appaiser,les sanglots disparaître.La trainée salée sur sa peau,invisible,avait déjà été oubliée.

-Des tâches bien plus importantes vous attendent,reprit-elle,et l’on sentait dans sa voix que la jeune femme suivrait chaque directive de son supérieur à la lettre.Le Royaume a besoin de vous,de personnes intègres tandis que les profiteurs s’amoncèlent.Vous pouvez sauver tant de gens.Apporter tant de choses.

Tellement d’innocents… Oui,la miss pouvait bien passer après,après le monde entier s’il le fallait.Eelle avait de quoi tenir.La foi,revenue en son âme,la porterait,l’armerait contre les combats qui les attendaient.Face à la froideur et à la cruauté d’un être tel que Lord Beckett,il n’en faudrait pas moins.Le combat ancestral du Bien contre el Mal… Et pour tout dire,celui de l’Amour contre cette Noirceur faisant des hommes des créatures privés de compassion,de pitié,d’humanité.

-Vous verrez,tout ira bien,lui assura l’anglaise avec une douce conviction,cette force tranquille des femmes sûres de leurs dires.

Je ferais en tout cas tout pour,disait son regard.Parce que je t’aime,parce que c’est ma réalité,que tu es mon monde et que ça mérite de perdurer.Que même loin de tout,loin de toi,je survivrai.Ce n’est pas l’heure de sonner le glas de quoi que ce soit,ni de l’idée de bonheur,ni de celle voulant qu’un jour l’Angleterre soit délivrée de ces présences malfaisantes faisant passer sa puissance rayonnante pour le règne de tyrans assoiffés de pouvoir.Au creux des ténèbres,il existerait toujours une petite lueur.De même que dans le cœur de Mary,brûlant de souvenirs,d’affection,de désir de protection à l’endroit d’un preux chevalier des temps modernes.
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Dim 23 Jan 2011 - 0:23

Apaisé depuis bien longtemps, cette histoire qui le tracassait depuis son retour à Port Royal. James était soulagé d'avoir démêlé ce qui avait à démêler, d'avoir dire ce qui visiblement était en suspens. Il était ravi que tout ce soit bien passé, à part quelques larmes comme cette fois-là, avec Belmer. Il avait cru que tout ce serait bien passé cette fois-là. Qu'en lui en parlant aussi passionnément, elle aurait succombé et dit oui. Mais non, elle avait choisit, comme lui à présent, un tout autre chemin. Et quel chemin ! Belmer avait, ce jour-là, choisit un pirate. Et pas n'importe lequel ! Jack Sparrow ! Ce fourbe ! Cet odieux personnage lui avait enlevé la femme de sa vie jadis, Belmer, qui croyait aimer plus que tout. Mais ce n'était qu'une simple amitié. C'était seulement maintenant qu'il le pensait. Avant il était aveugle, il ne voulait pas l'écouter, écouter Belmer lui dire que ce n'était qu'une simple amitié, une belle amitié. Têtu, il a essayé de la persuader que non. Pas comme Mary, aujourd'hui. Mary était restée neutre, malgré les larmes et sa tristesse. Elle n'avait pas bronché, au contraire, elle semblait bien le prendre, et comprendre. Elle n'insistait pas comme lui auparavant. Et en voyant ce courage et la situation face à lui, il se dit qu'il était puéril à cette époque, voire même stupide de n'avoir pas réagi ainsi mais là c'était différent. James était un homme à cette ancienne époque, Mary était une femme. Et puis Julie n'était pas une mauvaise personne alors que Jack Sparrow lui l'était. C'était normal que James s'était emporté de la sorte envers son amie de coeur, Belmer …
L'histoire se répète différemment cette fois, heureusement … Maintenant, tout était dit, tout était clair à présent, ils pouvaient continuer leur chemin, maintenant. James sourit à Mary. Il avait une promesse. Il sera heureux, il la protégera contre tout ce qui se passerait. Il l'avait prit sous son aile et continuera à la garder près de lui. Il ne lui arrivera rien, il en faisait la promesse. Une amitié si chère qui ne méritait pas de se perdre bêtement.


-Vous serez mon amie pour la vie, Mary. Et personne n'empêchera notre amitié de perdurer. Personne. Je vous protégerais contre tout, je vous en fait la promesse éternelle. Tant que vous resterez à mes côtés, je jure que rien ne vous arrivera.

Il ne faillira jamais à cette promesse, jamais. Il souffla un moment, mettant sa main à son nez, comme s'il ressentait une douleur à présent. Il avait passé un cap, enlevé un soucis mais d'autres s'ajoutaient, ne lui laissant pas un instant de répit. Quand il était à Tortuga avec Julie et Nami, on lui apprit un peu brutalement sur le retour à Port-Royal qu'il avait un fils mais qui plus est, que ce dernier avait été enlevé à son absence. Par qui ? Avait-il demandé mais elles n'ont pas su lui répondre. En rage, il réfléchissait à des ennemis potentiels de faire ça … Mais qui donc s'en ai-t-il prit à sa famille ? Qui ? Qui donc bon sang ? Qui avait osé faire une telle chose ? James devait savoir et retrouver immédiatement son fils au plus vite. Il avait été tellement heureux d'apprendre cet heureux événement mais tellement malheureux en apprenant son enlèvement … Qui était aussi odieux pour oser faire un tel acte ? L'Amiral devait trouver l'auteur de ce crime affame ! James inspira puis alla s'asseoir à son bureau, de nouveau envahit par l'anxiété et le doute. Qui plus est, il réfléchissait à ce que disait Mary.

-J'ai une chose importante à faire. Un très grande chose à faire … Je suis beau être intègre, il m'arrive le plus grand des malheurs. On s'en ai prit à ma famille lorsque j'avais le dos tourné, au moment où je ne pouvais rien y faire …

Il leva la tête vers Mary l'air soucieux à présent. Un souci s'était envolé pour laisser place à un autre plus dur à supporter :

-Mary, vous connaissez Nami, vous m'avez dit ? Vous savez donc qui elle est exactement, malheureusement … Vous n'en direz rien au Lord bien que je suis certain qu'il sache déjà … Mais il ne doit pas savoir qu'elle est ici à présent.

Il inspira puis se leva pour aller vers la fenêtre, rongé par l'angoisse :

-Mary … ? Je voudrais vous demander quelque chose en particulier. Mais surtout, il vous faut être prudente. Mais je suppose que vous l'êtes toujours et que vous le serez. Mais vous ne devez avoir aucuns ennuis, je m'en voudrais …

Il voulait qu'elle aille récolter des informations sur le Lord et savoir exactement ce qu'il complotait derrière lui. Et pourquoi avoir essayé de l'envoyer aussi loin de sa famille ? Peut-être était-ce lui le commendataire de cet acte ?
Mary a sans doute essayé de savoir après tout. Peut-être n'avait-elle pas réussi à trouver les informations nécessaire pour cela ? Peut-être … Mais il espérait que non, et qu'elle trouvera les informations essentielles à tout ça.
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Sam 5 Fév 2011 - 21:20

Il y avait dans l’emploi du futur quelque chose de terriblement rassurant. Avec de simples mots, on remplissait les lacunes d’un futur pas forcément glorieux, on se fixait une ligne de conduite nullement simple à tenir, on se rassurait comme on pouvait. Oui, James avait vraiment l’air d’être capable de soulever des montagnes à lui tout seul ! Comme dans les contes merveilleux, le preux chevalier, dans sa belle armure d’argent rutilante, abattrait dragons et sorcières sans une égratignure. Pourtant, Dieu savait que les embuches se multiplieraient sur leur route, entre l’autorité despotique qu’il faudrait tôt ou tard affronter afin que la Justice règne enfin dans cette partie reculée du Royaume d’Angleterre et les rumeurs qui ne manqueraient pas de circuler à propos d’eux deux. Une amitié entre un homme et une femme ne passerait pas inaperçue : qu’en diraient les collègues de Norrington ? Jusqu’à quel point le monde ainsi que leur époque corsetée tolèreraient sans condamner leur relation ? Ne point écouter les sarcasmes, s’isoler des critiques et des sous-entendus… Ils pouvaient se dire qu’ils ne craignaient rien, connaissant la vérité, s’efforçant de rire aux idées préconçues qui saliraient la pureté de leur lien. Comment réagirait Julie lorsque de bien méchantes âmes prétendraient que son époux lui était infidèle ? Les doutes de la jeune femme à l’endroit de Tempête ne pourraient que s’épaissir, bien que l’Amiral ait déjà fait son choix. Autant d’écueils contre laquelle la volonté sincère de deux êtres devrait lutter ! Le soldat était fort. Tout comme l’espionne, il possédait la foi. Néanmoins, derrière la belle assurance que chacun arborait se cachaient fatigue, angoisse, rappel constant des défis encore à relever.

Lorsque l’anglais parut traversé par un soudain élancement moral parvenant à atteindre les ultimes retranchements de sa bravoure, elle se retint juste à temps d’esquisser tout geste de soutien : bien qu’à première vue, lui apporter comme il l’avait fait lui-même une épaule sur laquelle s’appuyer aurait été utile, sinon aussi serviable qu’attentionnée, il ne fallait pas non plus qu’il pense qu’elle le voyait comme potentiellement impuissant, et donc incapable de veiller sur elle. Savoir qu’en son cœur demeurait le désir de veiller sur elle ravissait Mary comme l’aurait un petit mot doux glissé subrepticement sous la porte d’une adolescente. Il tenait tellement à lui apporter ce dont la miss avait toujours manqué : de l’attention, de la compassion, de la chaleur humaine… Une autre mission pour laquelle l’employée EITC veillerait à ce que le dénouement soit heureux. Un minimum de tracas pour James, voilà bien le but principal. Le conforter dans sa tranquillité d’esprit valait bien de tempérer des attitudes quasi maternelles qui, en plus de sans doute les mettre mal à l’aise tous les deux, devraient bientôt être gommées au maximum afin d’éviter, encore et toujours, le colportage de ragots éhontés. Un bridage si dur à mettre en pratique, tant son affection pour lui la poussait à le surprotéger… Un désir d’autodestruction, oui. Comme si dans le cas où l’affliction se concentrait sur la britannique, elle laisserait en paix le gradé, parfaitement repue.


-Je vous sais gré d’une pareille charité, répondit la brunette dans un doux souffle, bienveillante. Soyez assuré que je vous retournerai assurément la pareille, et ce en toute circonstance.

Fidèle, attentive, prête à tout. Si le cas avait été tout autre, on aurait pu dire que James avait totalement embrigadé l’espionne. Mais à quoi bon employer un terme si péjoratif, lorsque leur cause commune s’avérait destinée entière à la réussite du Bien, à la chute du tyran ?

À l’évocation de la jeune navigatrice du Vogue Merry, l’agent hocha la tête, son regard déviant un instant vers les lattes du plancher : la rencontre avec Julie et sa belle-fille demeurait plus que fraîche en sa mémoire, de même que le ton plus que ferme avec lequel la noble avait assuré que rien ne la séparerait plus de son futur époux. Verrait-elle d’un mauvais œil la promesse de son fiancé ? Mieux valait éviter de se ronger les sangs dès à présent : James parlait d’une embuche le contrariant ; ce problème serait dissous dans les plus brefs délais –ou du moins le plus vite possible-, car il ne pouvait en être autrement. Mary se l’était juré.


-Ma fidélité vous revient toute entière, assura la belle. Comme vous le savez, je ne me suis rapprochée du Lord que pour obtenir ce qu’il me devait en échange de ce que j’avais bien pu apprendre pour lui.

Un temps, miss Cuningham s’était dit que les idéaux prônés par Beckett animaient véritablement son œuvre aux Caraïbes ; pourtant, jamais cette vision vertueuse de ce personnage à l’influence immense n’avait totalement réussi à la convaincre de la sincérité du Lord. Un pareil homme si froid, si matérialiste ne pouvait que vous attirer des ennuis, vous entraîner dans sa spirale. Un piège humanoïde capable de vous promettre monts et merveilles en échange de vos services. Inexplicablement –instinct de préservation ? Sixième sens ? Habitude exacerbée ? Ou tout simplement intuition féminine ?-, l’aristocrate avait toujours fait froid dans le dos à Mary, demeurée prudente, réservée quant à son attachement à la Compagnie. Une précaution qui se révélait au final plus que judicieuse.

Le froid jeté par l’apparition fantomatique de Beckett dans la pièce, irréelle pourtant, mais tout autant oppressante que si le noble s’était effectivement trouvé entre ces quatre murs, avait fini par sérieusement entamer le rêve. Son sang se cristallisa dans ses veines aux derniers mots de l’officier.


-Vous pouvez compter sur moi ! et la détermination la poussa en avant, animant tout son corps, ainsi que son âme. Quoi que je puisse faire pour vous, je l’entreprendrai. Vous avez ma parole.

N’importe, oui. Aller au devant de la mort, de la perte de tout ce semblant de vie tranquille et « sans histoire » que la jeune femme avait à peu près confectionné depuis son entrée en fonctions au sien de l’Angleterre. Parce qu’un monde, que dis-je, un univers ne vaudrait jamais la compagnie de Norrington. Sans oublier que cette entreprise déjà acceptée sans même que son contenu ait été dévoilé ne serait qu’un bien modeste remboursement de toutes les délicatesses dont James avait fait preuve à son endroit.
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Lun 14 Fév 2011 - 17:21

James ne se préoccuperait pas de ce qu'on dirait sur lui et son lien avec Mary. Ils étaient amis avant tout qu'importe ce qui se disait et se faisait. Les qu'en dira-t-on, passaient loin derrière lui au-dessus de la tête. Il n'écoutait jamais les vilaines rumeurs et ne se laissera pas tomber par ces dernières. Certains auront beau dire, rien ne le fera tomber ou regretter. Il espérait toute fois que Julie comprenne et ne s'énerve pas à ce sujet délicat. Dans ce monde, une amitié homme-femme était plutôt mal perçue et n'était pas saine. Surtout que l'homme avait une autre fiancée. Les vilaines langues de vipères auront leur quota de rumeurs à raconter … Mais l'Amiral laissera dire car tout cela était faux. Il trouva sans doute quelque chose pour les faire taire, bien entendu. Il ne laissera personne salir leur amitié.
Il pouvait compter sur elle, à tout moment, comme elle, elle pouvait compter sur lui à chaque instant. James sourit en fixant Mary. Charmante jeune femme à qui il ne voudrait que rien de mal n'arrive. Il lui devait bien ça. La sécurité avant tout. Ainsi que son amitié pure et sincère …
Son sourire s'effaça quand elle parla du Lord Beckett. Etait-ce un bonne chose ou non qu'elle se soit approcher de cet homme ? Dans un sens non et dans un autre oui. Dans le bon sens, elle pourrait alors éclairer James sur certaines choses sur le lord. Des choses obscures que l'Amiral devait absolument savoir au plus vite. La vie de son fils était en danger et plus les jours passaient et plus il serait difficile de le retrouver.
Et si il était mort ? James fut parcouru d'un frisson horrible. Non, ne pas penser à cette terrible hypothèse. Julie en serait malade de souffrance et ne s'en remettrait jamais. Même si James serait à ses côtés pour la consoler. Et lui se remettrait difficilement de ça, également. Perdre le fruit de son amour lui serait inconcevable. James n'aura que le mot vengeance en bouche et même si c'était à cause du Lord, l'Amiral se vengera de son supérieur quand même. Supérieur ou pas, il ne faut pas s'en prendre à ceux qu'il aimait …
Il se leva de son bureau et alla d'un pas tendu vers la fenêtre de la salle, la mine grave. Il regarda dehors, donnant sur la cours et se pinça les lèvres. Les temps devenaient décidément plus noirs qu'auparavant. L'avenir s'assombrissaient avec l'ombre menaçante de Lord Beckett au-dessus d'eux …


-Mary … Il faudrait en savoir plus sur la mission que j'ai faite. Pourquoi le lord m'y a envoyé, pour quelles raisons … Enfin, il faudrait savoir surtout ce qu'il a en tête. J'ai entendu parlé d'une fontaine de jouvence …

Il se tourna vers elle, la mine toujours aussi grave. Tant pis, il dévoilait le secret de cette mission. Ce que le lord voulait que l'Amiral fasse, ou plutôt trouve. Mais James avait confiance en la jeune femme :

-Il m'a envoyé cherché des indices pour savoir où se cachait Sparrow. En chemin, j'ai entendu parlé qu'il cherchait quelque chose … Et j'ai découvert que c'était exactement ce que le Lord chercher depuis un petit moment.

Il joignit ses mains derrière lui :

-Croyez-vous que cette fontaine existe, Mary ? Si elle existe, le Lord voudra l'avoir avant tout le monde, y compris Sparrow … Qu'a donc exactement en tête, Beckett ? Il faut le savoir, Mary. Savez-vous quelque chose à ce sujet ?

Il la fixa, essayant d'avoir un regard rassurant, pour ne pas l'inquiéter. Mais plus James y pensait et plus tout cette histoire l'inquiétait.
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Mary Tempête
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Ven 18 Fév 2011 - 17:21

La britannique s’abima un instant dans le silence, schématisant déjà mentalement les diverses possibilités qui pourraient éventuellement se présenter. Réaliser une pareille entreprise concrètement se révèlerait difficile, mais pas infaisable : quelle position aurait pu être meilleure, pour espionner une organisation de l’importance de la Compagnie, que celle que tous deux occupaient, à savoir au sein même de cette immense hydre ? Les renseignements dont avait besoin l’Amiral se trouvaient à portée de main ; il suffisait de savoir dans quelle direction tendre les doigts, et éviter les pièges à loup que leur patron avait placé sur leur voie.

-Le Lord ne m’a rien dit à ce propos. Il faut dire que ma dernière mission n’a pas été couronnée de succès, ce qui doit m’avoir fait chuter dans son estime.

Eh oui, le Black Pearl demeurait encore sous la bonne garde de son capitaine, Jack Sparrow, et ce n’était sûrement pas demain la veille que le drapeau du Royaume d’Angleterre flotterait au sommet de son mât de misaine. Il semblait d’ailleurs étonnant qu’il n’y ait point eu de « réunion » à ce sujet –entendez par là un tête à tête fort peu amène entre l’espionne et son commanditaire, afin de déterminer quelles avaient été les causes de cet échec. Beckett demeurait étonnamment silencieux à propos de cette affaire, ainsi que de celle ayant occupé Norrington durant une si longue période. Et ce n’était sans doute pas bon signe : l’eau dormante se montrait trop souvent dangereuse, et de pareils proverbes s’appliquaient fort bien à la vie aux Caraïbes.

-Cependant, je pense savoir où trouver l’information.

Dans son regard vif, on devinait qu’une idée lui trottait dans la tête. Flirter avec la limite du légal n’avait jamais vraiment effrayée la belle, comme pouvaient en témoigner les deux incursions de la belle dans les bureaux du Lord et du Navy. Et dans le contexte d’alors, devenir une hors-la-loi selon les critères du Directeur de la Compagnie des Indes équivaudrait à être taxée de nombreuses vertus par le reste du monde.

-Il suffirait que je m’introduise dans son bureau. Je sais où il range ses documents, depuis la nuit où j’ai tâché de décrypter la carte laissée par ma mère. Le seul danger resterait Mercer, mais si son patron est de sortie, il l’accompagnera certainement, nous laissant le champ libre. Il suffit d’attendre la bonne occasion… Ou de la provoquer.

Malgré son caractère renfermé, le noble devait bien de temps à autres être contraint de quitter ses appartements, pour un dîner, un bal, bref, un quelconque évènement mondain auquel un personnage de son rang ne pouvait échapper.

Néanmoins, si cela paraissait d’une facilité déconcertante, l’évocation de la Fontaine laissa Mary songeuse. Etrangement, cette histoire lui rappelait quelque chose, comme si on la lui avait racontée il y avait de cela des années, durant ces instants lointains que la mémoire a vu peu à peu s’effacer.

-Je suis la fille d’une sorcière, James. Ou du moins d’une femme à qui ses connaissances et son mode de vie lui ont valu une pareille nomination. Tout ce qu’elle m’a légué, c’est un parchemin que j’ai tenté en vain d’interpréter, mais il est rédigé en un code basé sur une langue celtique que je ne maitrise point. Si ce qu’on disait à son propos était vrai, elle n’aurait sans doute rien ignoré de cette légende. Après tout, la légende arthurienne ne parle-t-elle pas du Saint Graal comme la coupe assurant à celui qui la détenait l’immortalité s’il y buvait ?

Pas étonnant que les deux camps se soient lancés activement dans la recherche de ce trésor inestimable, car le premier mettant la main sur cette arme surnaturelle serait alors en mesure d’exterminer l’autre, ainsi que le moindre de ses opposants. Que ce soit les pirates, ou bien l’EITC qui remporte cette course, l’avenir apparaissait comme sombre, bien sombre, et l’officier avait bien raison d’ainsi s’inquiéter. À deux, pourraient-ils rééquilibrer la balance ?
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Jeu 24 Fév 2011 - 23:38

Une telle mission était truffée d'obstacles, d'embûches. Elle ne serait pas la plus amène à être facilement réalisée. Mais bizarrement l'amiral avait confiance en Mary. Il savait qu'elle y arriverait. C'était pour le bien de tout le monde, à peu près. Mary avait été par le passé une espionne. Il l'avait rencontré comme telle, en train de chercher des informations dans son bureau. Elle avait été surprise aussitôt. Elle n'avait pas assez prise de précautions. James l'avait prit sur le fait et des soldats étaient arrivés pour l'encercler. Mais malgré ça, James pouvait faire confiance à Mary. Elle fera attention, et y mettra du coeur. Elle y arrivera …
Le lord ne lui avait rien dit, et bien cela aurait étonné l'amiral du contraire. Le lord voulait tenir cette mission secrète pour des raisons diplomatiques et très secrètes, voire personnelle. Il ne voulait pas que cela s'ébruite. Et l'amiral savait maintenant à peu près pourquoi. Si cette fontaine existe, Beckett la voudra bien avant tout le monde et sans partager. C'était ses intentions premières et James le savait à présent, mieux qu'au départ de cette mission.
Mary parla de sa fameuse mission et il la fixa. Il aimerait savoir qu'elle était cette mission, n'en ayant pas entendu parler.


-Cela n'est pas étonnant. Il tient à ce que cela soit dissimulé. Personne ne doit être tenu au courant. J'ai été tenu au secret. Mais je ne voulais pas ne pas vous en tenir fait.

Toute comme la mission de l'amiral, celle de la soldate était aussi tenu au plus grand secret. Serait-il une nouvelle fois un rapport avec le capitaine Jack Sparrow ? Cela ne surprendrait vraiment pas James.
Mary donna un peu d'espoir à l'amiral en avouant savoir où trouver l'information recherchée. James commença à ne pas perdre espoir, finalement. Il saura très vite et très bientôt. Tout grâce à sa collègue inestimable. Il savait qu'il pouvait lui faire confiance. Elle y arrivera, elle avait sûrement une petite idée derrière la tête. Il le sentait. Il la laissa expliquer ce qu'elle avait en idée.


-Cela est dangereux mais néanmoins faisable. Et je pense avoir une idée pour l'attirer hors de son bureau pour vous laisser le champs libre pour pouvoir opérer en toute sécurité dans un grand espace de temps.

Il pensait à attirer le lord dehors pour un rendez vous mondain, un dîner par exemple. James saura faire sortir de sa tanière le lord et si jamais Mercer ne le suit pas, l'amiral devra demander alors à Nami de s'en occuper sans trop se mettre en danger, néanmoins. Ou demander à un de ses camarades d'infortunes du Vogue Merry.
Mary lui répondit sur l'histoire de cette légende. Elle lui raconta pour sa mère. Du fameux parchemin que la soldate avait en sa possession. Le saint graal. Une légende … Est-ce que cela existait vraiment ? L'amiral n'était pas du genre à croire à tout ça …


-C'est pour cette raison que le lord Beckett le désire autant. Il a dans l'espoir de se rendre éternel. Et je crains que Sparrow veuille faire de même. C'est dans cet optique qu'il faut en savoir plus sur cette mission et quelles sont ses véritables attentions. Qui sait, ce que le lord a précisément en tête. Rien de bon, je pense … Je vous fais confiance. De mon côté, je ferais d'autres recherches sur cette fameuse fontaine pour en savoir un peu plus.

Il ne fallait pas que la fontaine ou le saint graal tombe entre les mains du Lord Beckett et encore moins du capitaine Jack Sparrow. L'amiral empêchera ce fait d'arriver. Pour le bien de tous.
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Dim 6 Mar 2011 - 21:44

Annoncer les mauvaises nouvelles n’avait jamais été réjouissant, pour personne. Les décisions les plus prometteuses, les exploits les plus lumineux, les héroïsmes les plus grandioses enfin ne pouvaient que souffrir de conditions aggravantes entravant leur juste réalisation. Parfois, on aurait presque pu s’interroger sur la véritable existence de Dieu, soi-disant censé châtier les méchants et les vils pour couvrir de lauriers les bienheureux gens de bien. Malheureusement, les miracles n’existaient pas, bien au contraire. Peut-être les divers malheurs ayant frappés Mary lui permettaient de conserver les yeux ouverts, au risque de, en ne voyant que le pire, toucher au pessimisme. Quoi qu’il en fût, il lui était pénible d’avoir à dire ce qu’elle s’apprêtait à énoncer, vraiment. Déjà que la situation n’avait rien de la promenade de santé… L’ennui, lorsqu’on affrontait un homme de pouvoir, c’était qu’il possédait assez d’atouts dans son jeu pour, en cas d’échec de votre part, vous faire payer au-delà de l’imaginable votre acte de bravoure, qu’il soit le dernier des mécréants ou non.

-James… Cela me peine d’avoir à vous tenir pareil discours, mais je me dois d’agir ainsi, aussi pénible soit-il pour moi de vous prévenir des risques encourus.

Protéger et servir le Roi, voilà ce que tous deux avaient juré en entrant au service de leur pays, pas forcément avec le même attachement et la même dévotion à la patrie certes, mais en étant certains de choisir le bon côté, et qu’au final, leur allégeance finirait par payer, soit pour eux-mêmes, soit plus altruistement pour les centaines d’autres sujets que protégeait l’ombre bienfaisante de l’Angleterre. La justice divine avec eux, ils s’étaient crus invulnérables, ou du moins assez droits et sincèrement bons pour toucher au but. Et si le Ciel, dans son incompréhensible savoir absolu, en avait décidé autrement ?

Se tenant le coude droit de la main gauche, geste qui témoignait de la dureté de son entreprise, la Cuningham s’employa à contre cœur à prévoir l’imprévisible.


-Vous comme moi ferons tout pour éviter l'impensable, et survivre tant bien que mal à ces heures sombres. Cependant, il nous faut envisager l’issue la plus désastreuse, en priant pour qu’elle ne survienne jamais.

Y croire, merveilleux talisman contre le malheur ! Mary aurait consacré chaque minute de chaque jour à s’entailler les genoux, inclinée dans une église à implorer le ciel, si ça avait suffi. Même la douleur et le sacrifice ne valait pas une somme assez substantielle pour s’assurer la victoire ; trop de soldats l’oubliaient en allant périr sur les champs de bataille.

-Si nous échouons, et que Beckett vient à découvrir que nous ne sommes pas ses indéfectibles alliés, nous nous retrouverons face à une véritable machine de guerre lancée contre nous. Si nous réussissons à quitter Port Royal en vie, nous ne pourrons plus y revenir avant qu’il n’en ait été délogé.


Il ne s’agissait pas là d’un dessein à prendre à la légère, ni à orchestrer du jour au lendemain. La rapidité avec laquelle ils plieraient bagages déterminerait alors leurs chances de quitter la cité portuaire sans qu’une escouade armée ne leur bloque le passage, avant de les amener plus ou moins de force aux pieds du Lord. Si les fusiliers marins les arrêtaient ce jour-là, ils ne reverraient plus la lumière du soleil avant longtemps. Voire plus jamais du tout.

Et pourtant, leur « complot » pouvait encore plus mal se dérouler, au point que cela en devienne presque ironique. Ironiquement dramatique
.

-Cependant, le Lord est haut placé, devant même son poste aux Caraïbes à Sa Majesté. On peut donc se figurer que notre propre pays sera retourné contre nous.

Si horrible constat ! Si terrifiante idée ! Pourtant, les erreurs judiciaires survenaient continuellement, nées du mensonge et de l’ignominie de fonctionnaires peu scrupuleux. Mary n’aurait point trop souffert d’une semblable trahison, longtemps laissée à la dérive sans attaches ni estime particulière pour quoi que ce fut. Mais Norrington, patriote et fervent défenseur de la patrie, en pâtirait forcément, et c’était donc pour lui que la demoiselle souffrait, en prévision de l’horreur qui tenterait de frapper à leur porte. Si désolée, pour un homme si formidable et si droit, confronté à tant de laideur.

-L’Angleterre nous devenant hostile, nous devrons fuir plus loin encore, dans des contrées reculées où le Royaume ne pourra nous retrouver. Ce qui signifie abandonner la Navy.

Abandonner un niveau de vie, mais aussi des rêves, des aspirations, des idéaux qui étaient si importants pour l’Amiral, tel un second oxygène. La piraterie n’ayant aucune des qualités requises pour offrir un avenir satisfaisant à une personne aussi respectueuse des lois que lui, et l’état de corsaire impliquant tôt ou tard une mission contre la Grande Bretagne, il faudrait alors s’inventer une nouvelle vie, en quasi-totale opposition avec celle présente. Une épreuve difficile, même pour un cœur courageux comme celui du britannique. Un drame que la brunette voulait lui éviter à tout prix.


-Je ne veux pas être alarmiste, conclut Mary avec un pauvre sourire, comme pour tempérer la gravité de ses propos passés. Seulement vous éluder le pire, à vous comme aux vôtres... Quitte à me lancer seule dans cette aventure.

Courir tous les risques. Endurer toutes les conséquences en cas de problème. On ne compte pas quand on aime, vous savez.
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Lun 21 Mar 2011 - 19:05

James connaissait les risques de se mesurer au Lord. L'amiral savait que si ils échouaient dans cette délicate mission, il y aurait de très lourdes conséquences. Des conséquences sans précédents, des conséquences graves qui ne toucheraient pas que Mary ou James. Il savait que ce que cela en coûterait. Mais pour le bien de tous, ils se devaient de savoir, de bouger, d'agir. L'amiral mesurait très bien ce qui se passerait en cas d'échec et lorsque le Lord les prendrait sur le fait … Mais si ils ne feraient rien, cela serait tout aussi pire. Le Lord avait sûrement une idée effroyable en tête qui ne serait bonne pour personne. L'amiral devait agir pour savoir ce que mijotait son supérieur et pour ainsi pouvoir l'arrêter dans cette démarche lugubre. Même si il ne croyait toujours pas à cette fontaine de jouvence, James devait en avoir le coeur net. Pour cela, il fallait faire en sorte que cette mission se déroule parfaitement sans accrocs, ni problèmes. Il le fallait. Pour le bien de l'Angleterre. Mais il ne faisait pas seulement ça pour savoir ce que le Lord voulait faire de la fontaine de jouvence. Il fallait également qu'il trouve des indices sur son fils disparu, si Beckett était derrière tout ça. Il devait en parler en Mary. Elle devait trouver les bonnes informations. C'était risqué. Il avait déjà peur pour la jeune femme. Il ne voulait pas que ce qui était arrivé à Belmer, n'arrive à Mary. Il ne voulait pas qu'il lui arrive malheur de par sa faute … James ferma les yeux aux dires de Mary. Il savait qu'il devait envisager l'issue la plus désastreuse. Mais il devait savoir pour éviter le pire. A tous. A son pays qui lui était cher. A son roi … A qu'il avait promit de le servir jusqu'au bout, jusqu'à la fin. Ce qu'il fera sans compter, sans faillir. Mais si Beckett avait de mauvais dessein en tête, James devait l'arrêter. Maintenant. Avant qu'il ne soit trop tard pour le stopper … Il ne croyait pas non plus aux miracles mais il voulait cependant y croire, prier pour en tout cas. Cette entreprise sera longue et périlleuse mais ils devaient le faire. Mary continua d'énoncer le pire. Mais elle n'avait aucunement tort. Si le Lord les prend sur le fait, ils ne pourront plus agir, Beckett ferait tout pour les arrêter, ce serait la pire chose. Déjà que le Lord était contre Julie et voulait l'arrêter pour on ne savait quelle raison. James espérait que la jeune femme et sa fille allaient bien et se cachaient pour éviter les soldats du Lord …
James écoutait toujours, la mine grave. Il laissait sa collègue continuait à énoncer ce qui se passerait malencontreusement. Leur pays sera retourné contre eux et c'était la dernière chose que voulait James. Abandonner la Navy comme Belmer … Qu'est-ce que ça lui avait apporté déjà ? La mort. Il n'avait jamais voulu qu'elle quitte la Navy, il avait essayé de la retenir. Il n'avait pas voulu la voir partir loin de lui …
Mais ils devront fuir, si ils échouaient, ce serait certainement la seule issue, une issue effroyable que James n'aimait guère. Il ne pourrait s'y résoudre. Quitter la Navy, ne plus servir son pays, son roi, son pays contre lui, toujours enfuit, poursuivit, devenir presque un pirate, un hors-la-loi. Alors que l'amiral n'en était pas un. Il était droit, honnête. Mais il s'y résoudra en voyant leur échec et qu'ils n'avaient plus le choix. Malgré tout ça, malgré tous ses risques, il était prêts à continuer, à poursuivre son objectif. Il aurait au moins essayé. Au prix où il en était. Julie était devenue indésirable aux yeux du Lord, son fils avait disparu, sa fille était une pirate et en aimait un … Il ne sombra pas dans les ténèbres. Il devait y arriver, coûte que coûte. Pour changer tout ça. Continuer à servir son cher pays, son roi. Rester du bon côté, rester bon et honnête.


-Nous ne devons pas échouer. Mais il ne faut pas oublier les risques que nous encourons. Et bien entendu, envisageait tout ça. Nous y serons obligé. Mais nous n'aurons guère le choix, Mary.

Il la fixa dans les yeux, en s'approchant.

-Nous ferons ce projet ensemble, Mary. Ensemble. Et nous mettrons tout en oeuvre pour savoir et pouvoir empêcher à temps ce qui est prévu par le Lord. Êtes vous avec moi, Mary ? Je ne vous oblige en rien. Je ne veux pas vous envoyer tout droit dans les ennuis. Si quelqu'un doit plonger, cela sera moi et non vous. Vous ne méritez pas ces conséquences. Vous méritez une vie stable et heureuse.

Il ne savait si il était bon d'imposer ça à la jeune femme. Le risque était grand. Il commençait à s'inquiéter pour elle. Pourtant il connaissait ses talents et ses capacités. Mais il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter.
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Mar 29 Mar 2011 - 19:27

Elle en aurait presque ri. Oh, non pas un éclat tintinnabulant telles de jolies pièces d’or heurtant le bois d’une table, ou encore la délicate exclamation aussi charmante que fluide. C’aurait plutôt été un petit rire nerveux, empli de fatigue, et témoignant de la douleur latente qui ne manquait pas de se terrer aux quatre coins de son cœur. Il n’y avait pas de quoi rire. C’était même un peu à pleurer, en y réfléchissant bien. Car comment James pouvait-il lui parler d’un « après lui » ? Comment parvenait-il à s’imaginer qu’une fois que leur ennemi serait, dans la plus tragique des hypothèses, parvenu à l’enfermer, ou pire encore, elle n’aurait plus qu’à entamer une nouvelle page de sa vie et à avancer tant bien que mal vers des jours plus heureux ? Ce futur pourtant si simple ne se réaliserait jamais. Parce que sans lui, Mary ne pouvait exister, tout simplement. Rien que le fait que James imagine le contraire montrait à quel point il sous-estimait l’amour de la jeune femme pour lui.

-Bien sûr que je suis avec vous, répondit la demoiselle dans un souffle, tout son être n’espérant qu’une chose : que son dévouement transparaisse assez pour convaincre le Navy de son éternelle loyauté. Comment pourrait-il en être autrement.

Baissant les yeux, miss Cuningham fit de son mieux pour ne pas ressembler à ces petites filles à la mine boudeuse qui refusent de suivre les recommandations des adultes, prostrées, les larmes aux yeux, seulement armées de leur caractère buté contre ce monde qui refusait de se plier à leurs simples envies.


-Je n’ai pas envie d’une vie comme ça. Où l’on vous causerait le moindre mal. Où je ne serais pas en mesure de vous protéger.

Une fois que la souffrance de le savoir aux prises avec d’impitoyables monstres, la folie prendrait le pas, et il ne faudrait pas donner cher de la peau de ceux qui s’en seraient pris à Norrington. James, emprisonné à vie. Promis à la pendaison en place public. On ne saurait dépeindre l’horreur qu’une telle vision procurait à l’anglaise, rien qu’en imaginant la scène. Sans raison valide de demeurer dans le droit chemin, il suffirait d’une lame bien aiguisée, et le sang des ennemis coulerait à flot, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un seul. Et quand ça serait fini, que plus rien ne serait en mesure d’endiguer l’hémorragie de son âme, Mary ne pourrait que… Mourir. Une Juliette sans son Roméo, ça n’existait pas. Ça ne nourrissait aucune envie d’ouvrir les yeux le matin, de respirer. Tel un ange vengeur, elle accomplirait son devoir, avant de rejoindre l’Amiral dans un autre monde, peut-être meilleur, peut-être pire.

Mais avant, elle rendrait la justice, sa justice, appliquant la peine capitale commise par les fous osant tenter de faire du tort à l’officier ; et bien sûr mettrait tout en œuvre pour que ce dernier n’ait pas à subir de tourment. Mary serait son armure, sa citadelle imprenable. Qu’il le veuille ou non.


-Mais puisque nous allons réussir, il n’y a point de motif à se mettre martel en tête, assura la brunette en relevant son fin visage, alors faiblement éclairé par un léger sourire presque enfantin, où se mêlait douce assurance et sincère bonhomie.

Cela ne consistait qu’en une liasse de documents à subtiliser, recopier ou encore mémoriser. Un ou deux faux prétextes à donner en cas de rencontre inopinée avec un garde. Le plus mortifiant revenait à James, chargé de tromper la vigilance du Lord et de son homme de main.


-Qu’avez-vous en tête concernant Beckett ? La saison des bals ne battra son plein que dans quelques semaines, et l’absence de cavalière risque de nous rendre la tâche qu’encore plus ardue.

Voilà, détourner la conversation vers leur plan. Ne pas parler d’autre chose que de cela. Le gradé aurait certainement été gêné en découvrant plus avant la force des sentiments que la jeune femme avait pour lui –et ce qu’elle serait prête à entreprendre sans la moindre hésitation pour lui-, lui qui s’était senti si mal à l’idée de blesser l’espionne en lui préférant Julie. Garder le silence sur ce sujet valait mieux pour eux deux. Quitte à garder terrer au fond d’elle tant de choses, oh, tant de mots.
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Lun 11 Avr 2011 - 17:10

L'amiral n'attendait que deux réponses. Mais il savait qu'une seule sortirait de la bouche de la soldate. Une réponse sincère et loyale. Elle sera avec lui, qu'importe ce qui arrivera, malgré les dangers qui se présenteront sur leur route, malgré ce qui se passera. Ils ne devaient pas échoués, les conséquences en seraient terrible. Le lord les prenant sur le fait, c'était la dernière chose que James voulait. Beckett ne serait pas ravi d'apprendre ce qui se tramait derrière son dos. Il ne serait pas de bonne humeur d'apprendre que son amiral lui joue des tours, organise des plans derrière lui. James, prit sur le fait, pourrait encourir sans tarder à une lourde peine. Enfermer dans les cachots à attendre l'heure de sa mort, pendu devant le peuple de Port Royal comme un simple pirate ... Ce n'était pas ce que désirait l'amiral qui essayait de ne pas imaginer la chose. Soit ils réussissait, soit ils échouaient et arrivaient à échapper au Lord en s'exilant loin. Jamais James ne désirait être arrêté par la compagnie pour laquelle il avait toujours travaillé ... Il ne désirait pas non plus se voir pendu devant tout Port Royal comme un criminel, ce qu'il n'était absolument pas. Ils devaient réussir malgré que leurs chances étaient bien mince. Son plan ne devait pas tomber à l'eau ...
James vit Mary baissait la tête. Un faible sourire étira les lèvres de l'homme. La jeune femme tenait à l'amiral. Il pensait la même chose. Mais c'était sous forme de l'amitié, et non sous forme d'amour comme Mary.


-Ne vous inquiétez pas, Mary. Ca n'arrivera jamais. Nous y arriverons, soyez en sûre. Il faut y croire. Ne pas abandonner. Il nous faut être prudent et échafauder un plan sans failles. Il ne faut pas que vous soyez prise sur le fait.

Elle devait jouer de prudence. Les gardes ne devaient pas se méfier ou tomber sur elle pendant qu'elle chercherait le moindre indice dans le bureau du Lord. Pendant ce temps, l'amiral assurait le fait de garder le Lord éloigné de son bureau pendant tout le temps nécessaire pour l'espionne d'accomplir sa tâche ...
James réfléchissait déjà à comment procéder. Il recula pour retourner à son bureau, remettant en place un des objets posés dessus. Mary posait la bonne question. Qu'avait donc en tête l'amiral ? Les bals étaient une mauvaise idée, bien entendu, il le savait aussi mais elle avait bien fait de lui rappeler. L'absence de cavalière ... Il serait une mauvaise idée d'emmener Julie avec lui à une soirée avec Beckett. Vu que ce dernier semblait vouloir l'arrêter à tout prix ... Un dîner loin du Fort semblait être idéal. James releva enfin la tête vers Mary :


-Je pensais à un dîner loin du Fort. Mercer suivra le lord pour cela, j'en suis persuadé. Et pour la cavalière ... j'ai une vague idée.

Trop dangereux pour Julie. Mais il avait peut-être quelque chose pour rendre le plan meilleur. Le lord ne voudrait pas aller à un dîner, comme ça, sans sérieux motif. L'amiral pourrait prétexté avoir une annonce importante à faire ... Oui, avec ça le lord acceptera le dîner. James en était convaincu ...
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Mar 19 Avr 2011 - 20:04

Les relations de Norrington étonneraient toujours Mary. Il lui apparaissait en effet que la capacité à tisser un réseau de relations fiables autour de soi relevait plus de l’art que du simple jeu ou de la nécessité. Le dicton n’assurait-il pas que l’on n’était mieux servi que par soi-même ? La britannique l’avait longtemps cru, jusqu’à en faire son leitmotiv. Les gens mentaient, trichaient, feintaient, n’hésitaient pas à vous poignarder dans le dos après vous avoir souri durant des années. Mai stout cela, c’était avant de rencontrer James. De découvrir toutes les possibilités qu’un être pouvait offrir, sans forcément vous demander quelque chose en retour. Ainsi, lorsque le gradé lui parla de cette mystérieuse demoiselle, Mary sut qu’elle pouvait attribuer une dose appréciable de confiance à cette inconnue, car si James l’avait jugée digne de participer consciemment ou non à leur stratagème, c’était qu’elle le méritait. Tout ce qu’il considérait avec bienveillance le serait également par l’espionne. Se reposer ainsi sur un avis droit et sensé, c’était si reposant ! Comme le calme après la tempête. L’absence du Navy avait de ce fait été une double plaie, à la fois de part l’inquiétude causée par le long silence laissant présager bien des drames, et par le biais de ce vide infini, ce manque de directives et de projets qui avait précipité sa vie en un désert gris et glacé.

Réjouissons-nous pourtant ! Car une fête allait égailler la morne vie de Port Royal. Les petits gens n’y participeraient pas, mais ce serait tout de même l’occasion de briller, d’éblouir. De jouer la comédie, de servir pour une fois des intérêts autrement plus importants que ceux plus personnels. Un ballet d’hypocrisie savamment dosée et de faux semblants qui ne serait pas péché mortel de vanité, mais bien acte de bonté remarquable. Peu de gens se rendaient compte du pouvoir des choses, de la signification de chaque geste quotidien. Ce soir-là, au lieu de « bêtement » s’intéresser au bien-être de ses invités, goûter un excellent vin et rire entre amis, le soldat allait mener une des plus périlleuses missions de sa vie, tel un résistant un plein territoire ennemi. La masse demeurerait indifférente à cet évènement en apparence anodin. Mais Mary et lui sauraient alors que leur vie se trouverait en péril, et que lorsque le Lord passerait sa cape et ne prendrait même pas la peine de remercier ses hôtes pour le repas tant il se serait ennuyé, lui le grand haïsseur de toute forme d’humanité, ils auraient gagné bien plus que la simple satisfaction de voir ce personnage plus froid que glace quitter sa sphère proche.

La jeune femme s’approcha du bureau, jusqu’à ce que le devant de sa jupe frôle l’élégant meuble de bois précieux. Le bout de son index et de son majeur s’attardèrent sur la surface rendue lisse par les centaines de feuillets y ayant glissé, sans oublier la cire d’abeille appliquée quasi religieusement par les domestiques de l’EITC. Un meuble symbole d’une réussite professionnelle certaine, autant qu’un repère tangible de l’importance rassurante possédée par Norrington. Et un obstacle dans le cas de Beckett, car empli de tapes secrètes, de tiroirs verrouillés qu’il faudrait forcer sans laisser de traces. Mais après tout, la brunette était passée maîtresse dans l’art de fracturer les serrures ; prenez pour preuve la manière avec laquelle elle avait pénétré dans le bureau de l’Amiral…


-Je suis certaine qu’elle saura être à la hauteur, fit la miss sans questionner plus avant le gradé quant à l’identité de la mystérieuse nouvelle membre de leur équipe, lui laissant les mains libres et une certaine indépendance et un mystère nécessaire à ce qu’il ne se sente pas oppressé ou soumis à un total devoir de partage envers elle. D’ailleurs, en parlant de potentiel appui…

Mary se pinça un instant les lèvres : état-ce le bon moment pour évoquer sa visite à bord de l’Aigle Impérial, et ce qui y avait été dit ? Après tout, on avait bien essayé de l’embaucher, plus ou moins clairement… Inutile cependant de croire qu’elle pourrait jamais cacher quoi que ce fût à son interlocuteur.

-Durant votre absence, j’ai été contactée par l’amiral James Karmer. Il semblerait qu’il soit aussi décidé à précipiter la chute de notre ennemi commun. Et d’après lui, cette attente nourrirait également plusieurs personnes importantes à Londres…

Et même le roi, selon ses dires. Cependant, mieux valait être prudente avec cette information : rien ne disait que le souverain serait effectivement à leurs côtés lorsque l’heure de tomber les masques serait venue. James parlait avec raison d’espoir, mais encore fallait-il se méfier parfois des facettes trompeuses de ce dernier, trop enclin à vous faire croire à d’improbables chimères…
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Lun 2 Mai 2011 - 22:40

James n'était pas méfiant mais pas pour autant naïf. Il n'accordait sa confiance qu'à des personnes qui selon lui le méritaient. Il savait à qui il devait faire confiance et à qui il ne devait pas. En rencontrant Mary, il savait qu'il pouvait lui faire confiance, voire même totalement confiance. Et il savait également que sa confiance ne sera jamais trahie. Tout comme il avait accordé sa confiance à Belmer par le passé. Ces deux jeunes femmes se ressemblaient fortement. Au même caractère mais à la même fragilité d'une belle jeune femme. Et pourtant si forte en même temps …
Pour la personne qu'il avait choisit, il pouvait que lui faire confiance mais cela serait dangereux. Il ne fallait que personne ne la reconnaisse et pour cela, il fallait trouver un moyen pour la rendre méconnaissable aux yeux du Lord. Ou alors cela était trop dangereux et l'amiral devait choisir quelqu'un d'autre que Beckett ne connaissait pas. Ce qui n'éveillera pas les soupçons. Mais James ne voulait pas changer d'avis, de personnes. Qui pourrait-il choisir d'autres ? Mary devait absolument par elle-même entrer dans le bureau du Lord pour en extirper des informations capitales. Il ne pouvait pas non plus demander à Nami, sa propre fille. Non, il n'avait qu'une personne. Ou alors demander à l'amie de la rousse, Robin … Cependant, la brune n'était pas très confiante envers l'amiral et même s'en méfiait. Elle n'accepterait pas de jouer le jeu devant le Lord. Et certainement que le chien de garde de Beckett l'avait déjà vu. Alors ce n'était pas réalisable avec la jeune pirate.
Donc James n'avait pas le choix à moins de trouver une personne de confiance d'ici là, ce qui serait impossible, il ne voyait que ça comme possibilité. Il fallait juste la rendre méconnaissable pour que le Lord et son chien de garde ne la reconnaisse pas, sinon …
James essaya de ne pas penser beaucoup à la soirée, et encore moins à son déroulement. Mais il savait déjà comment cela allait se passer. La difficulté était d'y faire venir le Lord et de le faire rester un long moment, laissant le temps à Mary de faire ce qui était convenu de faire. Il devait lui laisser suffisamment de temps, par sécurité, pour lui laisser le champs libre. Il ne fallait pas que Beckett se lasse. James devait trouver quelque chose pour le retenir un long moment sans éveiller le moindre soupçon. Mais pour ça l'amiral avait un plan. Il y arrivera.
Mary s'approcha du bureau, James la regardait faire sans vraiment la voir, réfléchissant à son plan. La jeune femme devait penser, elle, à la façon et à la méthode pour récolter les informations. Pour ça, il lui faisait confiance, elle saura s'y faire. Elle devait être encore plus performante que Nami. Les deux feraient certainement un bon duo contre Beckett. Un duo imbattable et presque invincible.
Mary parla de la personne. Elle essayait peut-être de deviner qui ou alors elle voulait savoir sans demander, sans essayer de lui demander de lui faire partager :


-Il faut juste que j'arrive à la rendre méconnaissable aux yeux de Beckett …

Elle changea de sujet mais restant dans le même centre de sujet. Elle parla d'appui. Il la vit se pincer les lèvres et il fronça les sourcils. Son regard interrogateur se posa sur elle. Il l'écouta, intéressé :

-L'amiral James Karmer ?

Ce nom ne lui était pas étranger. Il l'avait sans doute rencontrer une fois. Alors cet amiral désiré aussi faire chuter le Lord. Qui ne voulait pas le faire chuter ? Peu sont les personnes qui ne le désirait pas. Plusieurs autres personnes importantes ont aussi envie de voir le Lord basculer. James souleva un sourcil, intrigué. Il fixa la jeune femme :

-Vraiment ? Mary. Il me faut une entrevue avec cet homme. Mais je suppose qu'il est à Londres. On pourrait s'aider mutuellement dans notre quête. Et empêcher, ensemble, le Lord d'aller plus loin.
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Dim 15 Mai 2011 - 19:50

Il serait fort paradoxal de revoir l’Amiral Karmer. Il fallait dire que dans le cas de Mary, leur dernière entrevue n’avait pas été immensément… Bon enfant. La jeune femme avait fait montre d’une mauvaise volonté apparente, lui signifiant clairement que sans l’accord clair et direct de son supérieur officiel, à savoir Norrington, elle ne se lancerait dans aucune croisade d’aucune sorte, de crainte d’attirer encore plus de problèmes à son mentor, ce qui n’avait pas franchement plu à l’officier. Avouons cependant que ce dernier, tentant d’embrigader Mary de manière pseudo-détournée, n’avait pas non plus vraiment le beau rôle dans cette histoire… Il ne restait plus qu’à prier pour qu’il n’ait retiré aucune forme de ressentiment contre l’espionne, suite au refus poli dont la netteté avait pu déplaire, et qu’il accepte à nouveau de les accepter tous deux comme associés. Ce serait vraiment dramatique si tout échouait à cause de miss Tempête… Non, Karmer était, tout comme celui qu’il souhaitait recruter en plus de la demoiselle, un homme de principes, du moins Mary le souhaitait-elle. Il ne saurait refuser deux éléments prometteurs pour le prix d’un ; et qu’il ne s’avise pas d’émettre le moindre soupçon quant à la sincérité de l’engagement de James ! La jeune femme ne saurait souffrir de pareille marque de méfiance, aussi injustifiée. De toute manière, le capitaine de l’Aigle devrait bien faire avec, puisque refuser l’un serait faire une croix sur l’autre. Les voilà inséparables désormais, après tant de temps passé loin l’un de l’autre…

-L’Amiral m’a invitée à le contacter dès que j’aurais pris une décision consistant son offre, et l’on pouvait comprendre à sa voix qu’elle n’avait nullement pris cette entrevue à la légère, mais considérant désormais d’un tout nouvel œil la proposition du Navy. Lui envoyer un message par le biais d’un de ses lieutenants de passage à Port Royal ne devrait pas prendre trop de temps, si bien qu’il pourra, si vous le jugez nécessaire, être mis au courant de notre opération. Je me chargerai de cette prise de contact, afin de diminuer les risques.

Un billet placé « innocemment » entre les pages d’un rapport que Karmer n’avait jamais demandé, et personne ne soupçonnerait théoriquement rien, puisque la britannique avait déjà dû fournir un dossier conséquent concernant ses activités au sein de l’EITC. Mais au-delà de cette simple commodité évitant d’attirer les regards sur la nouvelle « amitié » entre un envoyé du Roi plutôt distant avec le pouvoir en place aux Caraïbes et un rescapé emprisonné dans la prison invisible formée par l’autorité écrasante de Cutler Beckett. La discrétion se devait d’être de mise… Et cette fois, l’employée de la Compagnie endossait l’entière responsabilité de cette infime tâche, apte pourtant à lui causer une relative dose d’ennuis si on la découvrait en liaison avec la Bleue : la Compagnie et la Navy étaient censées travailler de concert, l’une pour des intérêts privés, l’autre au nom du Royaume, mais l’entente n’était pas toujours au rendez-vous, comme en témoignaient les complots ourdis contre le Directeur de l’organisation… Une décision sur laquelle elle ne reviendrait pas, James devant être protégé selon la promesse que la belle s'était faite à elle-même.

-Son vaisseau est amarré aux quais ; sa réponse ne devrait pas tarder.

À moins qu’il ait pris place à bord d’un autre vaisseau afin de gagner la capitale ? Peu probable : la nef sou ses ordres avait certainement dû lui être confiée personnellement par les bons soins du Roi, si bien que s’assurer de la bonne tenue de son équipage et du soin apporté au bâtiment requerrait le plus plausiblement du monde une présence constante à bord de l’homme en charge d’un pareil instrument aussi meurtrier que véloce. Dans le cas contraire, la missive mettrait plusieurs semaines à arriver entre les mains de son destinataire, ce qui ne permettrait pas à leur maigre équipe de bénéficier d’une « protection », cette idée certes abstraite mais terriblement rassurante, voulant qu’une entité supérieure couvre vos arrières, puisse vous secourir si tout tournait au cauchemar…

Cependant, l’inconnue qui jouerait un rôle si capital dans leur entreprise continuait d’alimenter de manière parcellaire leur conversation. Une invitation silencieuse à un questionnement plus approfondi ? Non, hors de question que cela ressemblât à une quelconque manifestation d’une jalousie possessive. Il était néanmoins clair que la miss en question devait être plus ou moins connue du Lord, puisque Norrington évoquait un grimage nécessaire à la tenue d’un anonymat nécessaire. Qui, alors ? Une autre soldate, un membre de sa famille ? Une autre personne ayant d’ores et déjà tenté d’attenter à la toute puissance de Beckett et ayant échoué, perdant alors à jamais le bénéfice de l’effet de surprise ?


-Plusieurs commerçants de la ville basse seraient prêts à la travestir pour quelques pièces d’or discrètement distribuées…

Couturier, apothicaire pour les fards, voir une poudre pour modifier la couleur de ses cheveux… Ce n’était qu’un conseil gratuit, n’appelant nul remboursement. D’ailleurs, Mary détourna une infime seconde ses grands yeux noisette, légèrement mal à l’aise de remettre le sujet sur le tapis à nouveau.
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Lun 30 Mai 2011 - 22:25

Si Mary avait été contacté par cet amiral, c'était qu'il était bien décidé à faire chuter le Lord. Il avait besoin pour cela d'aide, d'un soutien pour ne pas agir seul. Il avait dû savoir pour qui travaillait vraiment la jeune femme et peut-être ce qu'elle était par le passé. Il lui avait paru que l'aide de la soldate lui serait précieuse et capitale pour ce genre de mission. Elle avait dû donner quelques informations sur elle et ses activités. James en voulait en savoir davantage de cette entrevue, de ce que l'amiral Karmer avait pu dire ou donner comme proposition pour faire basculer Lord Beckett. Et voir si cet amiral était de bonne foi pour ne pas plonger dans les ennuis sans avoir même commencer leur plan. L'amiral Karmer accepterait-il de recevoir James ? Peut-être qu'en connaissant les rapports passés liés entre le lord et James, l'amiral Karmer ne voudrait certainement s'allier avec James. Peut-être que cet amiral n'aurait pas confiance et refuserait. James n'espérait pas. Il voulait avoir une entrevue et parler à l'abri de ce sujet. Etablir une confiance, un plan, une complicité, une équipe soudée pour réussir dans leur tâche. Pour ça, il fallait s'assurer de la bonne foi du futur allié, donner l'assurance à ce futur allié pour la bonne marche de leur entreprise qui s'annonçait ardue. Se rassembler pour une grande cause. Se trouver des alliés puissants et forts pour réussir. Seuls, James et Mary n'auraient peut-être pas eu beaucoup de chances. Et pour ce genre de mission, ils devaient mettre toutes les chances de leur côté.

-Nous n'avons pas beaucoup de temps. Je vous laisse le soin de le contacter pour avoir rapidement une entrevue dans un lieu neutre où personne ne pourrait ni nous entendre, ni nous voir. Il ne faut pas que cela revienne au Lord. Nous devons agir dans l'ombre. Mais j'aimerais bien savoir ce que cet amiral vous a dit et savoir en détail l'offre qu'il vous a proposé.

Il voulait un résumé rapide de cette entrevue et de ce qui avait été dit. Il s'était levé de son siège pour vérifier que sa porte était bien fermée, espérant que personne n'écoutait. Il recula vers la jeune femme. Le lord ne devait rien savoir et rien ne devait s'ébruiter pour le bien de leur mission dangereuse et risquée. La moindre fuite pourrait leur être fatale …
James fixa la jeune femme, attendant qu'elle explique son entrevue. Il devait en savoir davantage. Mais avant, elle reprit le sujet sur la cavalière qui accompagnerait James au dîner qui éloignerait le lord de son bureau avec son chien de garde.
Mary avait là une excellente idée. Julie devait se masquer, se rendre méconnaissable pour qu'elle n'ai aucun ennui. Après James avait déjà réfléchi pour le scénario. Julie acceptera de jouer le jeu car il en vaut largement la chandelle. Ca permettra aisément à Mary de faire ce qu'elle avait à faire, à savoir prendre les informations nécessaires dans le bureau du lord.


-C'est une excellente idée.

Il remarqua le malaise et le fait qu'elle détourna les yeux une seconde. Mais il n'en fit pas la remarque. Sûrement un peu mal à l'aise aussi par le sujet.

[HS = J'ai revu le troisième volet ... La fin de Beckett ... Digne et solennel ... Smile]
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Sam 11 Juin 2011 - 20:01

    HJ: Ah, nos chers anglais... Ils sont tous fantastiques, à leur manière... Quelle dommage que ce soit une espèce ne voie de disparition x)




Se remémorer le passé n’avait jamais été l’activité préférée de Mary. Tant de choses s’y trouvaient terrées, invisibles poignards dont on ne rappelait l’existence que lorsqu’ils nous meurtrissaient. Certes, les récents évènements survenus à Port Royal n’avaient que peu de points communs, comparés aux affres déjà traversés par la jeune femme, et sur lesquels nous ne reviendront pas. Néanmoins, se souvenir qu’il y avait encore peu de temps, elle avait agi directement sous les ordres du directeur de l’EITC, attendant certes le retour de l’Amiral, mais se retrouvant alors directement sous la tutelle de l’homme de pouvoir… Ces mois avaient le goût de la trahison, et ce serait sans aucune once de gaité que la miss les évoquerait :

-J’ai rencontré l’Amiral lors d’une réunion au sommet organisée par Lord Beckett, et réunissant tous les agents de la Compagnie, commença Mary, plongeant peu à peu dans ses souvenirs, son regard flirtant peu à peu avec le vague.

C’était ce jour-là que l’aristocrate avait annoncé le départ de James, ou du moins son absence pour « raison professionnelle ». Si seulement l’anglaise avait alors su que ce départ engendrerait tant de drames, elle l’aurait empêché ! Ou se serait jointe à Norrington, de manière officielle ou officieuse selon si on avait bien voulu ou non la laisser quitter son poste. Ne pas avoir été à la hauteur en ces temps en apparence paisible appartenait à la longue liste de chose que la belle aurait aimé de tout son cœur changer, bien qu’elle n’ait aucun pouvoir permettant de remonter le cours du temps. Il était tellement regrettable et douloureux qu’une force aussi vibrante que celle animant l’espionne ne se soit pas dévoilée plus tôt, elle qui aurait été apte à effacer d’un geste la moindre menace portée à l’encontre du soldat.


-Après avoir évoqué des sujets banals, tels la vie à bord de nos vaisseaux ou la comptabilité de la société, Karmer a expressément demandé à ce que lui soit remis un rapport de ma main concernant mes activités, que je lui ai remis en main propre avant de partir pour Tortuga.

À la recherche du Black Pearl, suivant tant bien que mal son étrange capitaine à travers mille et une péripéties qui la mèneraient même jusqu’à Liverpool… Mais il s’agissait d’une autre histoire, ne concernant que de manière trop annexe le cas de leur ami de la Navy. Leur affaire ne traitait que du laps de temps entre cette étrange demande quasi imposée au Lord, et le dernier pas qui avait arraché Mary à l’Aigle Impérial.

-À bord, et sous le couvert de questions concernant ma hiérarchie en votre absence, il a tenté de me démontrer tout le mal fondé du mandat de notre actuel Gouverneur, tout en tâchant de déterminer quelles tâches placées sous le sceau du secret m’avait été confiées, certainement afin d’obtenir quelques épées de Damoclès au dessus de la personne du Lord, ou tout simplement pour me convaincre que je pouvais me fier à lui.

On pouvait prêter un art rhétorique parfaitement bien maîtrisé au gradé l’ayant reçu ; cependant, la jeune femme conservait une impression mitigée de cet entretien, comme si la force de caractère de son hôte ne lui avait que trop évoqué l’avis d’une personne prête à tout pour imposer sa vision des choses. Dérive légèrement paranoïaque due à la trop longue fréquentation de Becket, ou doute bien justifié ? Coupant la poire en deux, et se promettant de réfléchir de façon plus approfondie sur le cas de l’Amiral Karmer, miss Tempête conclut par un bref avis sur l’officier.

-Il sait où il va, et est certain de réussir, ce qui peut être une bonne chose, autant qu’un écueil, si l’on tient compte du fait que nous ne savons pas quels plans réserve notre ennemi à ses adversaires politiques, et que même avec toutes les flottes du monde et la bénédiction royale, Davy Jones demeure une arme redoutable contre laquelle foncer tête baissée n’est pas forcément judicieux.

Après, Karmer avait semblé déjà se connaître un plan d’action… L’idée d’envoyer de pauvres soldats mourir en masse sous le feu des triples canons du capitaine maudits restait pourtant très peu engageante.

Le compliment de son supérieur tira un sourire à Mary : même dans des situations critiques, James parvenait à être le rayon de soleil nécessaire à la dissipation de bien sombres nuages. L’aide de l’espionne n’était au fond pas grand-chose –pour le moment du moins-, mais le fait qu’elle soit appréciée la touchait profondément. Elle se sentait utile, appréciée. Des sensations qu’elle n’avait éprouvé qu’en sa compagnie.
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Sam 25 Juin 2011 - 21:39

La jeune femme semblait s'être plongé dans ses souvenirs. Se rappelant sûrement comment c'était passé son entrevue avec l'amiral James Karmer. James aimerait savoir comment s'était déroulée cette rencontre. Ce qui s'était exactement dit. En savoir davantage en sommes. Mary commença à expliquer comment cela s'était passé. Elle avait rencontré cet homme lors de la fameuse réunion dont James n'avait pas pu assisté, déjà loin à ce moment-là, à la recherche de ce que le lord lui avait demandé. James était sur les flots à bord de son navire. Il aurait voulu participer à cette réunion car il était certain à ce moment-là qu'il n'aurait pas eu que l'EITC. Il avait vu le Vogue Merry caché pas loin des côtes. Nami y était. Et il avait bien vu et bien raisonné. Car il lui avait demandé lors de leurs retrouvailles, il y avait de cela pas longtemps sur le chemin du retour sur le bateau. Il lui alors fait des reproches, angoissé mais surtout soulagé qui ne lui ai rien arrivé de grave. Mais heureusement, elle ne lui avait pas dit le moment clé où Mercer l'avait prit de surprise avec un poignard derrière elle. Si elle lui aurait dit, son père aurait été pire question reproche ...
Mary continua d'évoquer la rencontre.

Puis elle parla de Tortuga et James la fixa, attendant la suite. Pourquoi Tortuga ? Le lord l'avait-elle envoyé là-bas ? Mais alors pourquoi faire ? James voulait entendre la suite sans que Mary en oublie un détail. En même temps, il se devait de savoir ce que le Lord avait donné comme ordre à Mary ...


-Est-ce l'amiral qui vous a demandé de le joindre à Tortuga ou le Lord pour quelconque mission ? Lui avait vous remit ce fameux rapport ? L'avez-vous dit exactement ce qu'étaient vos tâches ?

James pensait que non. Comme elle l'avait bien dit, ces missions étaient sous le sceau du secret. Elles ne pouvaient être divulgués sauf entre le Lord et l'Amiral.
James tourna autour de son bureau avant de s'arrêter derrière, touchant du doigt le meuble en bois, songeur, un moment. Un court moment ... Il leva les yeux vers Mary.


-Ca ne sera pas une tâche facile, il est beau être certain de réussir, mais comme vous l'avez si bien dit, contre Davy Jones cela ne sera pas une mince affaire. Mais on peut toujours essayer. On doit essayer.

Il aura sûrement un moyen d'y arriver et il fallait mettre toutes les chances de leur côté. Mais là, leur mission principale était de savoir ce que tramait le Lord et l'arrêter.
James changea un peu de sujet voulant savoir quelque chose :


-Dites moi, Mary ... Quelles sont les tâches que vous a confié, le Lord en mon absence ?

Il tenait à le savoir.


[Je tiens à m'excuser de l'attente et du court post que je présente. Je compte me rattraper prochainement Smile]
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Dim 3 Juil 2011 - 19:39

    HJ: Pas de problème Wink



Le flot de questions suscité par ses non dits ne surprit pas vraiment Mary. En effet, quoi de plus naturel pour son futur partenaire de crime de que désirer connaître la moindre des obligations ayant lié –et liant peut-être toujours- la liant à Beckett, à toute personne susceptible de leur mettre des bâtons dans les roues ? Savoir, c’était pouvoir. Pouvoir mettre à l’abris des tierces personnes potentiellement exposées, éviter telle ou telle action trop risquée dans un nouveau contexte, se rapprocher de qui valait le mieux.

La confession s’avérait pourtant ardue. Mary avait rencontré tellement de personnes au cours de ce voyage, se pliant à des exigences qui, en temps normal, lui auraient au moins mis la puce à l’oreille… refuser les ordres du Lord aurait été suicidaire, même en présence de l’Amiral ; cependant, son attentisme professionnel, bien qu’existant afin de lui libérer assez de temps pour rechercher James, ne se révélait pas très reluisant, surtout lorsqu’on l’évoquait devant une personne pour qui on aurait aimé être le plus parfait possible. La question de Karmer ne serait qu’un interlude, aucune illusion à avoir là-dessus. Et comme si elle voyait se consumer la mèche d’une bougie, Mary se dit que de toute façon, Norrington finirait tôt ou tard par apprendre son passage au sein de la caste pirate.


-J’ai effectivement remis un manuscrit à monsieur Karmer, mais assez flou, car je ne savais alors trop que penser de lui, ni ce qu’il adviendrait des renseignements que je plaçais entre ses mains. En ma présence, il s’en est d’ailleurs très peu préoccupé, préférant aborder les thèmes que je vous ai rapportés. Sans doute ce rapport n’était-il qu’un prétexte afin de s’ouvrir en privé de ses projets, ainsi que de la nature de ma loyauté profonde.

Et sur ce sujet, la britannique en était fière, elle avait dit exactement ce qu’elle pensait intimement, sans mentir ni même chercher à atténuer ses convictions. La reconnaissance du directeur de l’EITC était bien belle, et l’amour du Roi pour l’une de ses sujettes fort plaisant, mais miss Tempête n’en avait cure, répondant constamment la même chose à l’Amiral de Navy lorsque ce dernier tentait de présenter son offre sous un nouvel angle : rien ne serait décidé tant que l’homme en qui elle avait toute confiance n’aurait pas échappé aux terribles machinations dont il était la victime, à des miles et des miles de là. Plus butée qu’une muraille, la jeune femme n’avait concédé à son interlocuteur aucun pouce de terrain, fière de s’en remettre entièrement à un être comme Norrington, qui saurait lui éviter de faire mes mauvais choix.

… Et voilà. Le fameux moment de l’aveu. Oh, ce serait autrement moins difficile que de lui avouer son amour inconditionnel, ainsi que sa compréhension du fait qu’il ne la choisirait pas. Il n’y avait aucune gravité à admettre qu’elle avait frayé un certain bout de temps avec une racaille de l’acabit de Jack Sparrow. Sauf si l’on n’ignorait pas à quel point le fameux capitaine avait causé du tort à l’officier par le passé, incorrigible coquin responsable en partie de la descente aux enfers de ce pauvre James, privé d’un poste qu’il adorait ainsi que de sa promotion de commodore plus que méritée. Allez, du courage. L’idée ne venait pas de l’espionne. Il n’en demeurait que la chose n’avait rien d’agréable.


-Lord Beckett m’avait chargée de voler le Black Pearl.

La demoiselle se serait presque attendue à entendre une déflagration résonner dans la pièce, tant cette annonce lui paraissait démesurée. C’était d’ailleurs pour le moins vrai : quelle étrange idée d’envoyer une femme seule à l’assaut de tout un équipage chevronné. Un test disproportionné, car il se trouvait impensable que leur chef ait eu à ce point confiance en ses capacités… À moins que ce ne fut tout bêtement un piège, où l’aristocrate aurait été gagnant sur tous les tableaux, soit en obtenant le bâtiment, soit en acquérant un motif valable afin d’évincer Mary, une plus que potentielle ennemie de l’intérieur. Et entre ses doigts, des vies chancelaient.

Lancée une fois pour toute, Mary continua, car il n’y avait rien d’autre à faire, à part tarir ce sujet et en finir une bonne fois pour toute.


-J’ai été envoyée à Tortuga afin d’intégrer l’équipage, ce que j’ai plus ou moins réussi, jusqu’à perdre Jack Sparrow de vue depuis quelques temps. Parler de confiance n’aurait aucun sens dans ce cas… Je vous avais laissé une lettre vous annonçant mon départ avant de prendre la mer, au cas où vous seriez le premier de retour. Elle avait été dissimulée sous votre… oreiller.

Dans sa chambre.
Sur son lit.
Contre ses draps.
Sublime anicroche, s’il en est. Au lieu d’évoquer sa relation mensongère avec le possesseur du Pearl, acte indigne puisque placé sous le sceau de la tromperie la plus pure, tournons-nous donc vers leur relation avortée, étrangère, encore là, et pourtant si lointaine. Rien que l’image du coussin plongea la jeune femme en un trouble qu’elle n’aurait soupçonné, aussi gênée de placer l’Amiral dans l’embarras que de sentir se réveiller d’anciens souvenirs qui auraient dû demeurer enfouis dans sa mémoire jusqu’à son dernier souffle.


-Elle a dû être égarée par erreur par un serviteur, conclut-elle avec une certaine brusquerie, pour couper cours à tout silence chargé d’embarras et de nostalgie.
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Mar 26 Juil 2011 - 21:09

La lumière tamisée du jour pénétra par la fenêtre du bureau de l'amiral, laissant un faisceau de lumière se dessiner sur le parquet brillant entre les deux protagonistes. La bibliothèque derrière la jeune femme, un peu dans l'obscurité, n'ayant que peu de source de clarté sur les ouvrages et le bureau en bois bien ciré derrière l'amiral. Ca faisait bien des mois qu'il n'était pas revenu dans ces lieux. Des mois, loin de tout, loin du confort de cet endroit, de sa chambre, la pièce à côté.

Des mois, pour une mission donnée par le Lord, à savoir où ce foutu Sparrow se cachait, mais en réalité, la mission était de savoir ce que le capitaine cherchait exactement et ramener le plus d'indices. Sparrow cherchait la fontaine de Jouvence, Beckett la voulait et il avait envoyé James à la recherche du pirate pour avoir ainsi la fontaine de jouvence. Cependant, James avait quelque peu échoué. Sauf qu'il avait ramené comme informations que le capitaine cherchait une fontaine de Jouvence, dont l'amiral avait fait la remarque qu'elle ne pouvait exister, et que les espagnols aussi la cherchaient. Ensuite, il avait apprit que Jack était soi-disant à Londres. Mais tout cela n'était que des rumeurs. Cependant, le Lord les avait prit en compte et avait expédié l'amiral hors de son bureau sans rien lui dire, le gratifiant d'avoir ramené ces informations précieuses.

Maintenant, plus il discutait avec Mary de tout ça, en parlant de mission périlleuse, il vint à penser qu'il avait été quelque peu dupé et mit à l'écart. Le Lord avait abusé de la confiance de l'Amiral. Bientôt ça sera à James d'en faire autant. Il devait stopper le Lord et trouver cette fontaine avant lui. Qui savait ce qu'il en ferait. Il voudra devenir immortel et deviendra plus puissant que personne ne pourrait l'arrêter. Mauvais dessein en vue.

Pour cela que Mary devait fouiller le bureau du lord de fond en comble, de savoir ce qu'il trame pour cette fontaine, pour le monde et surtout pour la famille de James. Le Lord était sûrement pour quelque chose dans l'enlèvement de son fils. Cette mission avait un quelconque goût de personnel cependant l'Amiral n'y fit pas attention.

Ils ne devaient en aucun échoué. Si il le faut, ils devront combattre, que ce soit dans l'ombre ou la lumière, ils devront se battre pour empêcher le Lord. Ils devront sûrement s'exiler, au nom de la couronne, pour le bien du roi et du peuple. La mission s'annonçait déjà très risquée et voire même désespéré. Mais James ne baissera pas les bras.

Mary expliqua ce qui s'était exactement passé pendant l'entretien avec l'Amiral Karmer et de ce qu'il voulait exactement. Il désirait simplement faire part de ses projets à la jeune femme et voir quelle était sa loyauté envers le roi. Cet Amiral était fidèle au roi et avait remarqué sans aucun doute les intentions du Lord, en observant ses faits et gestes. Surtout avec le fait que le Lord avait en son pouvoir Davy Jones et qu'il décimait depuis un moment les pirates. Le Lord voulait imposer sa dictature et le roi devait voir ça d'un mauvais oeil. Pour ça Karmer désirait s'allier avec des personnes qui étaient soi-disant proche de Beckett. Il avait vu Mary lors de la réunion et avait sûrement comprit.

Pour ce fait, James devait dans les plus brefs délais avoir un entretien avec Karmer. Le temps était court, ils devaient faire le plus vite possible. Ils perdaient du temps en discussion, enfin pas totalement.


-Il faut que j'ai un entretien très vite avec lui. Contactez le plus tôt possible. Je compte sur vous.

L'annonce de la mission qu'elle avait eut, laissa James un peu perdu. Beckett avait envoyé la jeune femme voler le Black Pearl. L'Amiral fronça les sourcils. C'était une mission quasi-impossible et dangereuse. Envoyer une jeune femme faire ce genre de mission était sadique. Cela ressemblait à tout point à Beckett. James n'en revenait pas de ce qu'il entendait. Le Lord avait à nouveau fait preuve de cruauté. Avait-il eu dans l'idée d'évincer Mary en l'absence de l'Amiral ? Beckett paiera bien assez tôt pour ses crimes.

-Le Lord a vraiment profité de mon absence pour vous envoyer sur une mission dangereuse. Ce genre de mission n'est pas à donner à une personne seule et surtout à une femme. Bien que je reconnais que vous êtes rusée, il aurait pu vous arriver malheur, ce que Beckett n'a visiblement pas pensé ...

Il se tut en entendant la suite de la phrase de Mary. Elle parlait d'une lettre qu'elle aurait laissé dans la chambre du Navy, sur son lit qui plus est et sous son oreiller. Il se figea sous l'annonce. Il n'avait pas été dans sa chambre depuis son départ pour la fameuse mission. Elle devait sûrement encore y être. A moins que les domestiques aient été changer les draps de son lit après qu'il soit partit. En tout cas, il n'avait jamais vu cette lettre. Il essaya de ne pas perdre la face, se sentant un peu gênée tout comme elle, d'y penser, de penser à là où elle l'avait mise. Les souvenirs du passé revinrent le hanter.

-Elle doit toujours y être alors. Je ne suis pas retourné depuis mon départ … Excusez moi, Mary, cependant, nous devrions laissé cela en suspens pour le moment, même si nous devrions en parler davantage, je le conçois.

Il marqua une pause, mal à l'aise. Ils devaient penser à la mission à présent.

-Nous avons une mission à présent. En savoir plus sur la fontaine de Jouvence. Ce que veut en faire exactement le Lord. Et contrecarrer ses plans. Et aussi ceux de Sparrow par la même occasion. Cette mission comporte plusieurs objectifs, et le dernier objectif pour réussir sera certainement le plus compliqué. Nous n'aurons certainement pas que le Lord en obstacle mais également les espagnols.

Ils devaient passer à l'action, maintenant. Ils devaient grimer Julie pour la rendre méconnaissable aux yeux du Lord. Pour ça, l'Amiral suivrait Mary qui avait eu l'idée. Elle devait savoir où aller.

-Notre premier objectif sera de rendre Julie méconnaissable. Et je vous fais entièrement confiance. Comme ça, nous pourront passer directement au prochain objectif. Le dîner comme couverture pour vous permettre de fouiller le bureau de Beckett.


[Désolé pour le grand retard]
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Mary Tempête
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MessageSujet: Re: Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter.   Sam 13 Aoû 2011 - 19:45

C’avait été si brusque, presque violent, et pourtant impossible à nier. Comme une évidence, une invraisemblance imprévu mais contre laquelle la notion-même de lutter avait perdu tout son sens. Aucun d’entre eux n’avait proprement réalisé ce qui se passait. Ça n’avait été qu’une histoire d’espionnage qui avait pris un cours tout autre, un homme loyal à son pays qui avait convaincu une hardie aventurière de ne pas abandonner ce pour quoi elle était visiblement faite. Quel avait l’élément déclencheur ? Le mot de trop, ou ayant manqué ? Le geste ayant franchi la ligne, ouvrant ainsi la voie à ce qui était advenu, si loin de ce que les deux britanniques avaient pu imaginer au départ ? Se perdre en hypothèses aurait été chose facile, tout comme de sombrer dans les tableaux romantico-larmoyants de ces odes si en vogue en ce siècle, ces histoires ravissant les jeunes filles par moult romances. Y songer, ne serait-ce que se rappeler que la vie réelle n’avait malheureusement aucun point commun avec la fiction, tout cela semblait si difficile à Mary ! Car y penser de nouveau, ce serait tourner son cœur dans cette direction si secrète, cette inclination qu’il fallait à tout prix cacher afin que ce si doux élan l’ayant poussée dans les bras du militaire ne resurgisse pas en un moment où seul le sérieux pouvait être utile.

Le pire fut de sentir que ce pincement au cœur était partagé par James. Alors il se souvenait, tout comme elle ne pouvait oublier, comme si tout cela avait été inscrit en eux, gravé sur leur peau, vague à jamais capable de les submerger. D’espoir ? De doute ? De honte ? C’était si difficile à dire… Peut-être était-ce parce que Norrington s’inquiétait pour elle que Mary sentait à nouveau sa poitrine se soulever, muée par une émotion inqualifiable, mais toujours aussi présente, comme au premier jour. Par Dieu, ils ne se connaissaient même pas alors ! L’espionne avait pénétré ici comme une voleuse, l’Amiral l’avait faite mettre à genoux devant lui… Ils auraient pu demeurer des inconnus l’un pour l’autre, partager le secret de miss Cunningham à propos de la fameuse carte alors en possession de Beckett, et en rester là. Cependant, aussi sans anicroche qu’auraient été leurs deux vies après cette rencontre hors normes, tous deux n’auraient pas eu l’occasion de se sentir aussi vivant qu’ils l’avaient fait alors, entre interdit et engouement subit. Que l’officier en soit encore touché bouleversait la jeune femme.


-Oh, bien entendu… répondit doucement Mary, expirant finalement, ses paupières battantes voilant un regard qui fuyait encore vers le sol. Le sort de l’Angleterre passe avant tout.

C’était ce qu’il fallait dire, ce que le Navy voulait entendre, et ce que la demoiselle aurait sincèrement désiré vouloir penser, là, à cet instant. L’amour si doux qu’elle éprouvait encore se révèlerait peut-être être une sorte d’addiction, en fait. Un besoin vital et dévorant. Oh, l’agent de la Compagnie ferait tout pour étouffer ces braises et éviter un incendie, c’était nécessaire, sans quoi le Lord saurait bien trouver en cela une faille mortelle à exploiter contre eux. Resteraient les cendres, à jamais reposant en son âme.

-Ma ronde de ce soir me permettra de juger du délai que nous avons.

Du haut des remparts, chaque sentinelle possédait comme de bien entendu un point de vue imprenable sur le port… À la faveur du firmament, et armée d’une bonne lunette, notre héroïne discernerait l’Aigle sans mal, et déterminerait s’il comptait rester en panne encore longtemps, ou au contraire prendre la large sous peu. Agir dans la hâte n’avait jamais rien de bon, mais enfin, l’urgence étant ce qu’elle était, le rapport à remettre à Karmer devrait alors se voir rédiger en un tour de main afin de ne pas rater son destinataire.

Voilà, se concentrer sur des détails absolument neutre, circonscrit en un dialogue hautement professionnel. Oublier que sur ces remparts, elle porterait l’uniforme que lui avait offert son supérieur en ce fameux jour auquel l’on revenait sans cesse. Indéniablement, il s’était produit quelque chose ce jour-là. Mais ils n’en parleraient pas, pas encore, pas comme ça. Cette histoire semblait si insurmontable, inénarrable, presque prohibée, qu’elle resterait encore au second plan, au profit de d’autres sujets. Julie, tient, par exemple. Une nouvelle fois, le devant de la scène lui appartenait, et Mary la lui laissait sans aucun regret, puisqu’il s’agissait-là de la sauvegarde de leur nation. Fille de l’ombre et fille du jour, une pour la vie et l’autre pour l’amour…

Elle reçut avec un hochement de tête neutre l’identité de leur futur complice qui, pour sûr, jouerait à la perfection son rôle, puisque la vie de son fils en dépendait. Et que n’aurait entrepris l’aristocrate pour son fiancé ! Nous tenions-là une bien belle équipe, en vérité. Ne restait plus qu’à prier que cette dernière ne soit pas mise à mal, non pas par des forces extérieures, mais par l’intensité des liens contraires s’y rencontrant.


-Votre nom est connu et reconnu à travers la ville ; les gens ouvriront leur porte non pas à l’officier, mais à l’homme qui les sauva jadis d’Hector Barbossa et de son raid meurtrier.

La demoiselle nourrissait à présent une foi en l’être humain toute nouvelle-née, et qui risquerait sans doute de se briser telle une élégante mais non moins fragile tour de cristal. Quoi de plus capricieux que l’esprit des petites gens ! Ces derniers oubliaient bien vite les bontés dont vous aviez pu les honorer par le passé, pour ne retenir que les instants où ils avaient eu besoin de vous et que vous n’étiez pas loin, n’opposant que vexation ou peur de représailles à vos appels à l’aide. Cependant, convaincre autrui faisait également partie du métier d’espionne ; un art que la miss avait pu parfaire au sein de la piraterie, sans pour autant avoir à user de menaces… Voyons, voilà bien un recours peu recherché ! Non, ce serait avec subtilité qu’à la porte des artisans qui feraient de Julie une autre femme que la brunette montrerait à quel point elle était douée. Et mettrait tout en œuvre afin que James soit une fois de plus ébloui par sa future femme, absolument conquis par elle, tandis qu’une autre sourirait en silence dans l’ombre, les voyant heureux d’un bonheur qu’elle partagerait à sa manière. Seule.

-Quant à la Fontaine… Ah, peut-être est-ce complètement déraisonné… Mais le planisphère remis à notre employeur avant que je ne vous rencontre indiquait bien quelque chose, pourtant. Ma mère était une sorcière, ou du moins passait pour. Ses détracteurs devaient bien avoir fondé leurs soupçons sur quelque chose ; ce plan pourrait éventuellement nous apporter quelques éclaircissements.

Mirifique idée. Non seulement ce morceau de parchemin tâché d’encre devait encore plus sous clef que n’importe quel dossier à propos de James Norrington junior n'indiquait éventuellement rien qui ne leur serait utile, mais ce serait se replonger dans des souvenirs encore plus douloureux pour la belle. Pensez, perdre sa mère, et l’homme de sa vie… Un lourd tribut que Mary paraissait prête à payer dans la seconde, sans même siller. Mesurait-elle son implication véritable, ce que cela allait lui coûter malgré la solidité de sa promesse d’aider en toute circonstance et avec tous ses moyens l’Amiral ? Serait-elle seulement assez forte pour mener autant de combats en même temps ? Les réponses à ces questions se terraient en l’anglaise, et nulle part ailleurs. L’époque n’était pourtant pas aux introspections aptes à réveiller des passions encore fraîches, si bien que ce serait au jour le jour que la belle ferait l’expérience de sa véritable volonté.

-Pour prévenir tout cas d’incident, nous pourrions éventuellement « engager » quelques fauteurs de troubles à présent dans nos geôles afin de retarder autant que possible Beckett dans les rues séparant votre résidence du fort. Cela n’est pas très orthodoxe il est vrai pour nous qui respectons la loi, mais ces drôles sont capables d’entreprendre des merveilles, pourvu qu’on leur promettre de les laisser rejoindre Tortuga.

Ou tout simplement de leur éviter la potence pour un simple vol à la tir… Dans cette lutte à mort contre le pouvoir en place, même les voies les plus tortueuses pouvaient être bonnes.
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